Révolution dans les missions mondiales (Page 29 / 31)

Un e-book de K. P. Yohannan

Réponses aux questions

Un des moments les plus importants de nos réunions est la période où nous répondons aux questions de l'auditoire.

Beaucoup de gens nous posent des questions réfléchies qui montre qu'ils songent sérieusement aux conséquences du message qu'ils viennent d'entendre. Certaines questions portent sur notre politique et notre façon d'opérer dans les champs de mission. D'autres questions reviennent fréquemment, et voici mes réponses :

QUESTION :
Quelles sont les qualités que doivent posséder les missionnaires que vous soutenez?

RÉPONSE :
Nous recherchons des personnes qui ont indéniablement reçu un appel pour aller évangéliser et implanter des Églises dans les régions les plus isolées. Ce n'est pas un emploi. Un simple employé abandonne tout dès que survient une difficulté. Nous sommes engagés à former et envoyer seulement les hommes et les femmes qui ne recherchent que l'approbation et la gloire de Dieu, qui ne se laisseront pas acheter et ne chercheront pas leur propre intérêt, même dans l'œuvre du Seigneur. Ils doivent également être des gens intègres et attachés à la Parole de Dieu et la saine doctrine, s'y soumettant en tout sans hésitation. Ils doivent maintenir un témoignage sans reproches, aussi bien dans leur marche avec le Seigneur qu'avec leur famille.

Nous recherchons des gens prêts à travailler dur pour rejoindre les perdus dans les champs de missions où ils sont installés. Chaque missionnaire est également le berger du troupeau que le Seigneur appelle. Il doit protéger les nouveaux croyants et les amener à une maturité en Christ, par l'enseignement de la Parole de Dieu et en les formant pour gagner les perdus dans ces régions.

QUESTION :
À qui les missionnaires asiatiques rendent-ils des comptes?

RÉPONSE :
Nous suivons plusieurs étapes pour assurer que notre système de suivi fonctionne le mieux possible. Dans chaque région, les missionnaires se rencontrent pendant quelques jours au moins une fois par mois pour jeûner, prier et partager ce qu'ils font pour bâtir le royaume dans leur partie du champ de mission. Dans tous les cas, les missionnaires natifs sont sous la supervision et la direction d'anciens natifs de la région. En retour, ces dirigeants de missions se réunissent très souvent avec d'autres leaders supérieurs. Ces derniers, qui supervisent les activités du ministère, sont des hommes intègres dont le témoignage, aussi bien dans leur vie privée que dans le ministère, est au-dessus de tout reproche depuis des années.

QUESTION :
Les rapports financiers des missions sont-ils vérifiés

RÉPONSE :
Oui, les rapports financiers sont vérifiés par nos bureaux administratifs sur le terrain afin d'assurer que les fonds sont utilisés aux fins pour lesquelles ils ont été désignés. Les projets, tels que les croisades de villages, les conférences de formation et les programmes spéciaux nécessitent des rapports détaillés rédigés par écrit. Les fonds de soutien aux missionnaires sont reçus par le missionnaire participant et son supérieur, qui doivent signer des reçus qui sont ensuite vérifiés. Tous les rapports financiers des missions sont ensuite vérifiés par des comptables agréés indépendants à la fin de chaque année.

QUESTION :
Il semble que la fenêtre 10/40 est devenue le centre d'attraction de la majorité des organisations missionnaires. Quelle est l'optique de Gospel for Asia pour atteindre les peuples les plus isolés de la fenêtre 10/40?

RÉPONSE :
Dans ma langue maternelle, nous avons un dicton qui dit : « L'image d'une vache dans un livre ne pourra jamais sortir manger de l'herbe. » On a énormément parlé et fait circuler des tonnes d'informations au sujet de la fenêtre 10/40 et les deux milliards et plus de personnes qui n'ont jamais entendu l'Évangile. Il est temps de passer de l'information à la mise en application si nous voulons que ces gens aient l'occasion d'entendre l'Évangile.

Quatre-vingt-dix-sept pour cent des habitants de la terre qui ne connaissent pas l'Évangile vivent dans cette soi-disant « région de résistance », mieux connue sous le nom de la fenêtre 10/40. Une recherche approfondie de ce territoire indique qu'il y a davantage de groupes de personnes qui n'ont pas entendu l'Évangile dans le nord de l'Inde que partout ailleurs sur la terre.

Gospel for Asia existe depuis plus de 28 ans et soutient maintenant au-delà de 16 500 missionnaires asiatiques (chiffre pour juin 2007). Ces ouvriers habitent des pays pauvres de l'Asie, qui, pour la plupart, sont situés dans la fenêtre 10/40.

Quoique nous travaillions depuis le début parmi les peuples les plus isolés de cette partie du monde, ce n'est qu'au cours des dix dernières années que nous avons commencé à perfectionner notre stratégie pour atteindre ces peuples.

Vers la fin du xxe siècle, des stratégies sérieuses ont été développées par un grand nombre de dénominations et d'agences du monde entier pour tenter de compléter la tâche del'évangélisation mondiale avant l'an 2000.

Tout cela était très excitant, mais l'an 2000 est passé depuis quelques années déjà, et, quels progrès avons-nous faits dans ce sens? En 2000, chaque habitant de la terre s'est vu offrir 155 occasions de devenir un disciple. Malheureusement, 84 pour cent de ces invitations ont été lancées à des gens qui se disent chrétiens et 15,9 pour cent à des gens qui ont déjà été évangélisés, mais ne sont pas chrétiens. Seulement 0,16 pour cent ont été présentées à des personnes n'ayant jamais entendu la Bonne Nouvelle.

Le xxe siècle appartient au passé. Quelque chose a-t-il changé? Oui… et non. Les stratégies ont sensibilisé et motivé les gens à chercher à atteindre ceux qui n'ont jamais été évangélisés. Mais à ce jour, ce but est toujours difficile à atteindre.

Je crois de tout mon cœur qu'une autre année passera sans qu'il y ait de changement, à moins que nous ne renversions immédiatement ces chiffres. Pour ce faire, il faudra rediriger la majorité de nos ressources vers la fenêtre 10/40, unir nos efforts à d'autres organisations et susciter les Églises locales à soutenir et encourager le mouvement des missionnaires indigènes.

C'est pour cela que le Seigneur a mis une vision dans nos cœurs, et nous devons croire qu'Il arrivera à recruter et former une armée de missionnaires pour évangéliser et implanter des Églises dans les régions les plus isolées du monde.

Et en considérant ce que le Seigneur a fait uniquement dans nos 54 écoles bibliques depuis quelques années, nous sommes convaincus que, par la grâce de Dieu, nous arriverons à mobiliser une armée de missionnaires indigènes engagés pour atteindre les gens au cœur de la fenêtre 10/40.

QUESTION :
Les missionnaires natifs reçoivent-ils une formation

RÉPONSE :
Gospel for Asia a établi 54 écoles bibliques au cœur de la fenêtre 10/40. À la fin de leurs études, les élèves se rendent directement dans les régions les moins évangélisées de l'Asie pour y fonder des Églises.

Ces élèves suivent une formation intensive. Leur journée commence à cinq heures et la première heure est consacrée à la prière et la méditation de la Parole de Dieu. Le reste de la journée, qui se termine vers 23 heures, comprend des périodes d'enseignement et de formation pratique.

Chaque vendredi soir, ils jeûnent et prient durant deux heures. Le week-end, les élèves vont évangéliser dans les villages voisins. Habituellement, au bout d'un an, ils ont établi des dizaines d'Églises maison et des stations missionnaires, grâce à ces week-ends d'évangélisation. Avant de terminer leur formation de trois ans, les élèves doivent avoir lu la Bible en entier au moins trois fois.

Le premier vendredi soir de chaque mois, ils passent la nuit à prier principalement pour les nations et les peuples les moins évangélisés. Pendant ces périodes de prière, ils sont saisis par la réalité du monde perdu. Tout au long de ces trois années passées au collège biblique, chaque élève a l'occasion de prier pour des dizaines de peuples qui n'ont jamais entendu la Bonne Nouvelle. Durant cette période, ils cherchent également à savoir où Dieu veut les envoyer en mission.

À travers la formation que nous donnons à ces élèves, notre priorité est de les aider à devenir davantage comme Christ dans leur caractère et leur nature. Ce que nous recherchons avant tout, c'est que chacun d'eux ait une relation intime avec Christ. Deuxièmement, nous leur enseignons la Parole de Dieu de manière à ce que, non seulement ils soient équipés pour faire de l'évangélisation, mais qu'ils soient également des pasteurs et des enseignants compétents dans les Églises qu'ils établiront. Ils doivent suivre un cours d'étude inductive de la Bible pour obtenir leur diplôme. Troisièmement, au cours de leurs trois années d'études, les élèves reçoivent beaucoup de formation pratique dans tous les aspects du ministère, tels que l'évangélisation personnelle, le développement d'une congrégation, et d'autres domaines de soins pastoraux, pour les aider à mieux réaliser l'œuvre du Seigneur.

QUESTION :
Beaucoup d'agences missionnaires semblent se concentrer uniquement sur l'évangélisation, mais ne s'engagent pas sérieusement dans l'implantation d'Églises, comme Jésus l'a ordonné. Est-ce que Gospel for Asia se concentre seulement sur l'évangélisation, ou êtes-vous une organisation qui implante également des Églises?

RÉPONSE :
Atteindre les gens les plus isolés de notre génération est la seule vision que Dieu avait donnée à Gospel for Asia à ses débuts.

Comment pouvons-nous réaliser une telle œuvre? La plupart des peuples n'ayant jamais entendu la Bonne Nouvelle vivent dans la fenêtre 10/40, dans des nations qui refusent strictement de laisser entrer les missionnaires étrangers. Le Seigneur nous a clairement montré à utiliser l'approche la plus efficace possible dans ces conditions : aider les indigènes à atteindre leurs propres peuples et les peuples voisins pour accomplir la grande mission que Jésus nous a confiée dans Matthieu 28.19-20.

Il n'y a aucun doute que le Seigneur a mis sa main dans chaque étape de la croissance de Gospel for Asia. Il était avec nous lors de nos débuts modestes, lorsque nous ne soutenions qu'un petit nombre de missionnaires, nous aidant à leur fournir des outils tels que de la documentation, des bicyclettes, des fourgonnettes, des films, des rétroprojecteurs, des générateurs. Puis, un jour nous soutenions des milliers de nouveaux missionnaires dans dix nations différentes, et nous avons établi un réseau de dirigeants de coordonnateurs et un système de responsabilité.

Le Seigneur nous a permis de produire une émission radiophonique dans une langue indienne et de créer un système de suivi pour les gens intéressés. Nous diffusons maintenant 103 émissions entendues quotidiennement par des millions de personnes. Notre programme de suivi comprend la publication et la distribution de livres, de tracts et d'autres documents imprimés.

Dans le but de mobiliser des centaines de nouveaux ouvriers pionniers dans les champs missionnaires de l'Asie, nous avons mis sur pied un programme de formation intensive de trois mois. Ce programme est ensuite devenu un cours biblique de deux à trois ans, et a explosé pour devenir 54 écoles bibliques et un séminaire de quatre ans.

Les missionnaires diplômés de ces écoles vont œuvrer dans les régions les plus isolées de l'Asie, où la plupart d'entre eux établissent une Église dès la première année. Ces hommes et femmes dévoués servent dans dix nations asiatiques et au moins dix pour cent d'entre eux sont envoyés pour servir dans des Églises et des dénominations non affiliées à Gospel for Asia.

Dans le passé, tous ces différents éléments du processus de développement de Gospel for Asia semblaient n'avoir rien en commun. Mais aujourd'hui, nous voyons comment chaque étape de la croissance et de l'expansion de Gospel for Asia faisait partie d'un plan stratégique bien précis. C'était la préparation du Seigneur pour amener ce ministère à un point où Il nous donnerait la mission de former et d'envoyer des ouvriers implanter des Églises dans les régions les plus éloignées de la fenêtre 10/40.

Nous n'avions jamais imaginé passer d'une organisation offrant un soutien financier aux missionnaires à un mouvement de formation de disciples et d'implantation d'Églises.

Voyez-vous, au début, nous cherchions uniquement à identifier et à soutenir des groupes de missionnaires indigènes existants, qui allaient prêcher dans les régions parmi leurs propres cultures et leurs voisins. Nous leur avons apporté tout le soutien financier et les outils dont nous disposions.

Gospel for Asia a pris une nouvelle direction lors d'une réunion des dirigeants indiens en 1988. Vingt-cinq leaders se sont assemblés pour un temps d'évaluation sérieuse et de réflexion afin de discerner si nos efforts étaient suffisants pour rejoindre les gens isolés.

Notre recherche a révélé une dure réalité. Les efforts missionnaires existants ne suffisaient pas pour atteindre ces personnes. Ce jour-là, nous avons senti que le Seigneur nous appelait à entamer une nouvelle phase dans notre ministère. C'est alors que nous avons décidé de commencer à former des missionnaires afin qu'ils aillent fonder des Églises locales parmi les peuples les plus isolés.

C'est ce qui a donné naissance aux 54 écoles bibliques. C'est à cause de cela, dans les villages où personne n'était encore allé parler de Jésus, nos étudiants diplômés et ouvriers ont établi audelà de 29 000 communautés de croyants au cours des dernières années.

Notre mission a maintenant bouclé la boucle, et nous nous réjouissons des fruits que nous voyons déjà. Malgré cela, il y a encore beaucoup à faire! Nous sommes déterminés à avancer, croyant que le Seigneur nous permettra d'envoyer beaucoup plus d'ouvriers dans la moisson en Asie. non évangélisées

QUESTION :
Quelles techniques les missionnaires utilisentils pour présenter l'Évangile?

RÉPONSE :
Quoique les films, la radio, la télévision et les vidéos soient de plus en plus utilisés en Asie, les méthodes qui sont encore les plus efficaces dans la majorité des cas semblent sorties tout droit du livre des Actes! La meilleure forme d'évangélisation se fait face à face dans les rues. La plupart des missionnaires indigènes voyagent à pied ou à bicyclette entre les villages, un peu comme les méthodistes le faisaient au temps de la colonisation des États-Unis.

La plupart du temps, la prédication et l'évangélisation se font dans les rues, avec des mégaphones. Parfois, les évangélistes organisent des défilés de témoignages et des campagnes d'évangélisation sous la tente et distribuent alors des tracts évangéliques pendant toute une semaine.

Puisque la majorité du milliard d'analphabètes du monde entier demeurent en Asie, il faut souvent leur annoncer l'Évangile sans recourir à de la documentation écrite. On leur présente donc la Bonne Nouvelle au moyen du film sur la vie de Jésus, de cassettes audio, de tableau de conférence et d'autres moyens visuels de communication.

Les camions, jeeps, mégaphones, vélos, dépliants, livres, bannières et drapeaux sont tous des outils importants pour nos missionnaires. Ils sont maintenant jumelés à des émissions radiophoniques et télévisées, des lecteurs de cassettes, des projecteurs de films. On peut se procurer ces outils de communication à bas prix en Asie et ils peuvent être achetés localement exempts de droits d'importation. De plus, comme les Asiatiques connaissent bien ces outils, ils ne créent pas de choc culturel.

QUESTION :
Vous mettez beaucoup d'accent sur le mouvement des missionnaires indigènes, mais croyez-vous qu'il y ait encore de la place pour les missionnaires occidentaux en Asie?

RÉPONSE :
Oui, les missionnaires occidentaux ont encore leur place. Premièrement, certains pays n'ont pas d'Église d'où nous pourrions tirer des missionnaires natifs. Le Maroc, l'Afghanistan et les Maldives, entre autres, me viennent à l'idée. Dans ces endroits, les missionnaires étrangers, d'Occident, d'Afrique ou d'Asie, sont un bon moyen de faire connaître l'Évangile.

Deuxièmement, les chrétiens occidentaux possèdent les connaissances techniques dont nos frères et sœurs du tiers-monde pourraient avoir besoin. Le travail des traducteurs de Wycliffe Bible Translators est un bon exemple. Les efforts qu'ils mettent pour traduire dans les 6 800 langues qui n'ont pas encore de Bible sont indispensables. Donc, quand les Églises du tiersmonde invitent les Occidentaux à venir les aider, et que le Seigneur les accompagne, les Occidentaux devraient certainement répondre.

Troisièmement, il y a des expériences missionnaires à court terme qui, à mon avis, sont extrêmement intéressantes. Des organisations comme Opération Mobilisation et Jeunesse en Mission ont un impact catalytique sur les Églises d'Asie autant que sur celles d'Occident. Ces ministères qui forment des disciples sont bénéfiques pour les participants occidentaux, tout aussi bien que pour les millions d'Asiatiques qui n'ont pas été évangélisés. J'ai personnellement été recruté par Opération Mobilisation pour aller dans le nord de l'Inde en 1966. Par le moyen de contacts interculturels et interraciaux, de tels ministères sont surtout utiles en ce qu'ils permettent aux Occidentaux de mieux comprendre les vrais besoins du tiersmonde.

Et bien sûr, il y a le simple fait que l'Esprit Saint appelle certaines personnes d'une culture à aller témoigner à une autre. Lorsqu'il nous lance un appel, nous devons répondre.

QUESTION :
Pourquoi les Églises asiatiques ne soutiennentelles pas leurs missionnaires au tiers-monde?

RÉPONSE :
Elles le font. En fait, je crois que la majorité des chrétiens d'Asie donnent un plus grand pourcentage de leur revenu aux missions que les occidentaux. Des dizaines de fois, je les ai vus donner des œufs, du riz, des mangues et des racines de tapioca parce qu'ils ont rarement de l'argent comptant. La vérité est que la plupart des Églises d'Asie sont composées de personnes pauvres, qui n'ont presque jamais d'argent. Ce sont ces personnes qui constituent le quart de la population mondiale et survivent avec moins d'un dollar par jour.

Bien souvent, nous nous apercevons que les missionnaires qui ont du succès sont pratiquement handicapés par la croissance rapide de leur ministère. Lorsqu'un grand mouvement du Saint-Esprit se produit dans un village, le missionnaire qui connaît le succès peut découvrir qu'il y a plusieurs « Timothée » doués et prêts à fonder d'autres Églises sœurs. Par contre, cette croissance rapide devance toujours la capacité de la congrégation originale à pourvoir au soutien d'ouvriers additionnels. Il faut donc aller chercher de l'aide extérieure.

À mesure que l'Esprit de Dieu continue d'agir, de nombreux conseils missionnaires sont formés. Quelques-unes des sociétés missionnaires les plus importantes au monde se trouvent justement en Asie. Par exemple, Gospel for Asia, à elle seule, soutient plus de 16 500 missionnaires asiatiques, et ce nombre augmente à un rythme effarant. Mais à la lumière du besoin, il nous faudra recruter des centaines de milliers de nouveaux missionnaires, qui requerront à leur tour plus d'aide extérieure.

Malheureusement, il y a des Églises indigènes qui ne soutiennent pas les missionnaires natifs, pour la même raison que certaines congrégations occidentales ne donnent pas : à cause du manque de vision et du péché dans la vie des pasteurs et des membres de la congrégation. Mais ce n'est pas une excuse pour que les Occidentaux restent inactifs et perdent la grande occasion qui leur est présentée d'aider à gagner ce monde perdu pour Jésus.

QUESTION :
N'est-il pas possible que le soutien des missionnaires natifs produise un effet contraire à celui espéré et qu'ils dépendent entièrement des occidentaux au lieu de se tourner vers leurs Églises locales?

RÉPONSE :
La vérité, bien sûr, est que ce n'est pas l'argent provenant de l'étranger qui affaiblit une Église en croissance, mais bien la domination extérieure. À vrai dire, l'argent qui parvient de l'Occident ne fait que libérer les évangélistes et leur permettre d'obéir à l'appel de Dieu.

Après avoir vécu des générations sous la domination des colonialistes occidentaux, la plupart des asiatiques sont pleinement conscients du problème potentiel de domination exté- rieure que posent les fonds étrangers. C'est un sujet qui revient souvent dans les discussions entre dirigeants de missions locales, et la plupart des conseils d'administration ont élaboré des politiques et des procédures pour rendre des comptes sans se laisser dominer par des étrangers.

Gospel for Asia a pris des mesures pour s'assurer que les fonds se rendent bien au missionnaire local d'une manière responsable, sans détruire l'autonomie si précieuse de la région.

En premier lieu, notre processus de sélection et de formation est conçu de manière à favoriser les hommes et les femmes qui ont une bonne attitude au départ, et dépendent de Dieu au lieu des hommes pour leur soutien.

Ensuite, aucune supervision, directe ou indirecte, du ministère n'est faite par des donateurs occidentaux. Ces derniers donnent l'argent du Seigneur au missionnaire par l'intermédiaire de Gospel for Asia, et nous, à notre tour, le donnons aux dirigeants des missions locales qui gèrent les affaires financières sur le terrain. De cette manière, l'évangéliste indigène est deux fois plus dégagé de la source de financement. Cette façon de faire est également celle de nombreuses organisations qui recueillent des fonds en Occident pour le soutien des indigènes en Orient, et elle semble fonctionner à merveille.

Finalement, dès qu'une nouvelle station est établie, le missionnaire natif peut commencer à aller évangéliser les villages voisins. Les nouvelles congrégations qu'ils fondent seront un jour assez stables financièrement pour le soutenir entièrement tout en continuant de contribuer à l'évangélisation. Avec le temps, je crois que les Églises asiatiques seront capables de soutenir l'évangélisation en grande partie mais, actuellement, la tâche est trop grande pour qu'ils y arrivent sans l'aide des Occidentaux.

À mon avis, la façon la plus rapide d'aider les Églises asiatiques à devenir autosuffisantes est de soutenir financièrement le mouvement grandissant des missionnaires natifs. À mesure que de nouvelles Églises seront implantées, les bénédictions de l'Évangile abonderont et les nouveaux croyants d'Asie seront mieux capables de soutenir les efforts d'évangélisation. Ce genre de don est en fait un investissement dans l'œuvre de Dieu. La meilleure chose à faire pour favoriser l'indépendance de l'Église d'Asie est de soutenir le plus de missionnaires indigènes possible.

QUESTION :
Comment est-ce que Gospel for Asia arrive à soutenir un missionnaire asiatique pour aussi peu que 1'000 $ à 2'000 $ par année, alors que mon Église dit qu'il en coûte 50'000 $ par an pour subvenir aux besoins d'un missionnaire occidental?

RÉPONSE :
Il y a une énorme différence entre vivre au même niveau qu'un paysan asiatique, comme le font les missionnaires natifs, et le régime de vie même modeste d'un occidental. Dans la plupart des nations où nous soutenons des missionnaires natifs, ceux-ci peuvent survivre avec seulement deux à quatre dollars par jour. Dans la plupart des cas, c'est approximativement le salaire des personnes auxquelles ils annoncent la Parole de Dieu.

Un missionnaire occidental, en revanche, a des dépenses supplémentaires. Il y a le transport en avion, l'expédition de ses possessions sur le territoire missionnaire, les cours de langues, les écoles anglaises pour les enfants et un domicile de style américain. Le missionnaire natif, d'un autre côté, vit dans le village, à égalité avec les autres membres de la communauté qu'il cherche à atteindre pour Christ.

Le missionnaire occidental fait également face aux coûts reliés à l'obtention d'un visa, à divers autres frais juridiques, à la communication outremer avec les donateurs, aux soins médicaux, aux droits d'importation en plus des impôts qu'il doit payer à son pays d'origine. Le coût de la nourriture peut être très élevé, surtout si le missionnaire reçoit d'autres occidentaux, emploie des personnes pour faire la cuisine ou consomme de la nourriture importée.

Il n'est pas rare que le gouvernement du pays hôte impose au missionnaire étranger une taxe spéciale ou l'obligation de se rapporter aux autorités, ce qui comporte habituellement des frais.

Les vêtements et les chaussures importés d'Occident sont coûteux. La plupart des missionnaires natifs choisissent de porter des sandales et de s'habiller comme les habitants du pays.

Pour une famille occidentale avec des enfants, la pression de maintenir un semblant de style de vie occidentale est immense. Fréquemment, la situation s'aggrave avec la pression que subissent les enfants de la part de leurs pairs dans les écoles privées que fréquentent les fils et filles d'hommes d'affaires et de diplomates internationaux.

Finalement, les vacances, les voyages effectués au pays et le tourisme ne sont pas des activités considérées essentielles par les missionnaires natifs, mais elles le sont pour les missionnaires étrangers. Les frais d'importation de livres anglais, de magazines et de disques compacts sont une autre dépense importante qui ne fait pas partie du style de vie du missionnaire asiatique. En conséquence, le missionnaire occidental a souvent besoin de 30 à 40 fois plus d'argent pour vivre que le missionnaire indigène.

QUESTION :
Il me semble que je reçois quotidiennement des invitations d'organisations chrétiennes fiables. Comment puis-je savoir qui est réellement sincère et dans la volonté de Dieu?

RÉPONSE :
Beaucoup de chrétiens reçoivent chaque mois de la sollicitation provenant de divers organismes religieux. De toute évidence, vous ne pouvez pas répondre positivement à tous ses appels, alors, sur quoi devez-vous baser votre choix? Voici quelques critères que nous avons établis en rapport avec les dons aux missions qui vous seront sans doute utiles :

· Ceux qui vous demandent de l'argent croient-ils aux vérités fondamentales de la Parole de Dieu, ou sont-ils théologiquement libéraux? Toute mission qui cherche à réaliser l'œuvre de Dieu doit être entièrement consacrée à Sa Parole. Le groupe qui vous demande de l'argent est-il affilié à des organismes libéraux qui nient la vérité de l'Évangile, tout en se disant « chrétiens »? Les membres de ce groupe déclarent-ils ouvertement leur foi? Trop de gens aujourd'hui marchent dans des zones grises, ne prenant pas position et faisant tout pour offenser le moins de monde possible afin d'obtenir de l'argent de tous, qu'ils soient amis ou ennemis de la croix de Christ. La Parole de Dieu s'accomplit à travers eux : « ayant l'apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force » (2 Timothée 3.5).

· Cette mission a-t-elle pour but de gagner des âmes, ou est-elle axée uniquement sur un évangile social? La personne libérale croit que tous les hommes sont foncièrement bons; et dans ce cas, tout ce qu'il leur faut, c'est de changer d'environnement. Un des plus grands mensonges que Satan raconte pour envoyer les gens en enfer est : « Comment peut-on prêcher l'Évangile à un homme qui a l'estomac vide? » Toutefois, la Bible dit que tous, riches ou pauvres, doivent se repentir et se tourner vers Christ, sans quoi ils périront. Vous devez connaître l'évangile que prêche le groupe qui sollicite votre aide.

· L'organisation missionnaire est-elle financièrement fiable? Les fonds qu'elle reçoit sont-ils administrés aux fins spécifiées par les donateurs? Gospel for Asia envoie directement au champ chaque cent donné pour un missionnaire. Nos bureaux sont soutenus par des fonds désignés à cette fin. Les finances de ce groupe sont-elles vérifiées par une agence indépendante, selon des procédures approuvées? Enverront-ils un rapport financier détaillé à quiconque en fera la demande?

· Les membres du groupe missionnaire vivent-ils par la foi en Dieu ou selon la sagesse des hommes? Le plan de Dieu ne changera jamais : « Le juste vivra par la foi » (Galates 3.11). Quand une mission envoie constamment des appels à l'aide pour le maintien de l'organisation, plutôt que pour soutenir la prédication de l'Évangile, c'est que quelque chose ne va pas. C'est comme si ces gens disaient : « Dieu nous a fait une promesse, mais en ce moment, Il a des problèmes et nous devons L'aider à Se sortir du trou. » Dieu ne fait aucune promesse qu'Il n'a pas l'intention de tenir. Quand une organisation missionnaire est constamment en train de solliciter de l'argent, il faut se demander si ce groupe fait vraiment la volonté de Dieu. Nous croyons qu'il est important d'attendre de connaître la pensée de Dieu dans ce qu'Il nous appelle à faire, au lieu d'agir en insensés en faisant des pas de foi sur un chemin qu'Il n'a pas tracé d'avance pour nous. La fin ne doit jamais justifier les moyens.

· Finalement, je dois vous mettre en garde : ne cherchez pas des raisons pour ne pas donner à l'œuvre de Dieu. Rappelezvous, nous devons garder seulement le nécessaire pour subvenir à nos besoins et donner tout ce que nous pouvons pour que l'Évangile soit prêché avant que vienne « la nuit […], où personne ne peut travailler » (Jean 9.4). Pour la majorité d'entre nous, le problème n'est pas que nous sommes trop généreux, mais que nous donnons trop peu. Nous vivons égoïstement et nous amassons des trésors sur la terre qui sera bientôt détruite, tandis que des âmes précieuses meurent et vont en enfer.

QUESTION :
Comment puis-je soutenir un missionnaire?

RÉPONSE :
Pour aider à subvenir aux besoins d'un missionnaire par l'entremise de Gospel for Asia, voici ce qu'il faut faire : · Rendez-vous sur le site de Gospel for Asia à www.gfa.org, ou contactez le bureau le plus près de chez vous au numéro de téléphone indiqué dans l'Annexe trois. Vous pouvez également nous écrire en utilisant le carton détachable à la fin de ce livre.

• Envoyez votre premier don mensuel. La plupart de nos donateurs s'engagent à donner 30 $ par mois pour le soutien d'un missionnaire.

• Dès l'instant où vous recevrez les informations concernant votre missionnaire, vous pourrez commencer à prier pour lui et sa famille.

• Chaque mois, vous recevrez un état de compte. Vous n'aurez alors qu'à poster la partie inférieure de ce relevé avec votre prochain don, dans l'enveloppe fournie.

Photo de K. P. Yohannan
Pasteur

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