Le Réveil qu'il nous faut (Page 8 / 12)

Un e-book de Oswald J. Smith

La foi

L'homme choisi par Dieu pour être l'instrument du Réveil reçoit de Lui un mot d'ordre précis ; non pas les promesses générales de la Parole, applicables à tous les enfants de Dieu, mais une promesse spéciale, un message clair et défini, le concernant lui, personnellement.

La foi, c'est la clé qui ouvre la porte de la puissance de Dieu.

30 C'est par la foi que les murailles de Jéricho tombèrent, après qu'on en eut fait le tour pendant sept jours.

Une des conditions primordiales du Réveil, c'est une foi vivante et positive.

23 Jésus lui dit : Si tu peux ! Tout est possible à celui qui croit.

L'homme choisi par Dieu pour être l'instrument du Réveil reçoit de Lui un mot d'ordre précis ; non pas les promesses générales de la Parole, applicables à tous les enfants de Dieu, mais une promesse spéciale, un message clair et défini, le concernant lui, personnellement. Peut-être est-ce quelque promesse familière qui prend soudain un relief, une réalité sans précédent : il en est saisi comme tout à nouveau, se rendant compte que Dieu lui a vraiment parlé par Sa Parole. Il importe donc, avant d'entreprendre une oeuvre, quelle qu'elle soit, de se poser la question : « Dieu m'a t-Il parlé ? M'a t-il donné une promesse particulière en vue de ce travail ? »

C'était cette assurance divine qui permettait aux prophètes d'antan de déclarer formellement au peuple de Dieu : « Ainsi parle l'Eternel ! » Jusqu'à ce que Dieu nous ait ainsi envoyés et établis par Sa propre autorité, nous ferions mieux de rester à genoux, dans la prière, de peur de nous entendre dire un jour :

3 Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel : Malheur aux prophètes insensés, Qui suivent leur propre esprit et qui ne voient rien !

21 Je n'ai point envoyé ces prophètes, et ils ont couru; Je ne leur ai point parlé, et ils ont prophétisé.

Mais quand un homme a entendu l'appel de Dieu:

3 Car c'est une prophétie dont le temps est déjà fixé, Elle marche vers son terme, et elle ne mentira pas; Si elle tarde, attends-la, Car elle s'accomplira, elle s'accomplira certainement.

Alors même que des années devraient s'écouler avant l'accomplissement de la vision, Dieu ne manquera pas, en Son temps, d'accomplir Sa Parole.

Oh ! La joie d'entendre et de reconnaître cette Voix divine ! Quel puissant encouragement pour la foi ! Comme le coeur bondit d'allégresse alors, et comme toutes les questions, tous les doutes s'évanouissent d'un seul coup ! Pendant des jours, peut-être des semaines, il y a eu la recherche ardente dans la prière, l'attente d'une révélation de Sa volonté. Puis le message est venu, soit par la Parole écrite, soit directement par le Saint-Esprit et il ne saurait dès lors y subsister aucun doute, aucune hésitation : nous savons que « la chose s'accomplira. »

Il y a bien longtemps, une vision m'a été donnée concernant une oeuvre importante dans la ville de Toronto et j'en ai fait un sujet de prière, afin de discerner la pensée du Seigneur. Un jour enfin, Il m'a parlé. La promesse a été réitérée, comme pour me rassurer. Puis ce fut la longue attente, l'attente de la foi et dans la prière, dans la certitude que Dieu ne manquerait pas d'accomplir Sa Parole. Trois années s'écoulèrent ainsi. Ce furent des années de creuset ardent. Sans la promesse de mon Seigneur je crois que j'aurais sombré, toutes mes espérances auraient été emportées par un vent de tempête ; mais voici, DIEU AVAIT PARLE ; et mon affaire à moi, c'était de persévérer dans la prière, lui redisant sans cesse : « Seigneur, fais comme Tu as dit ! » Finalement, au bout de ces trois années d'épreuve, Il prit la chose en main et établit solidement l'oeuvre dont il m'avait parlé.

Cela me rappelle un incident qui remonte au début du réveil méthodiste, au sujet d'un certain bourg du nom de Filey, où bien des serviteurs de Dieu s'étaient succédés sans jamais voir aucun fruit. C'était une forteresse de Satan d'où chaque évangéliste avait été chassé à son tour, de sorte qu'on en était venu à abandonner la partie, comme un cas désespéré.

Toutefois, un certain John Oxtoby (devenu célèbre sous le surnom de « Johnny le prieur ») demanda qu'on voulût bien l'envoyer là-bas afin de donner à ce peuple sa dernière chance. Quelques jours plus tard, John se mettait en route avec confiance et, à ceux qui lui demandaient où il allait, il répondit : « Je vais à Filey, où le Seigneur Jésus va faire revivre Son oeuvre. »

Comme il approchait de l'endroit, arrivant au sommet d'une colline, il aperçut la petite ville à ses pieds, dans la vallée, et à cette vue il tomba à genoux près d'un buisson, et se mit à plaider avec son Dieu, à grands cris et avec larmes, pour le succès de sa mission. De l'autre côté du bosquet, un meunier qui passait par là fut surpris d'entendre une voix et se mit à écouter. « Seigneur, s'écria Oxtoby, Tu ne vas pas laisser Ton serviteur être confondu dans cette affaire. Je leur ai dit, à Bridlington, que Tu allais faire revivre Ton oeuvre, et Il faut que Tu m'exauces, sinon je n'oserai plus jamais les regarder en face, et qu'est-ce qu'on pensera de la prière de la foi ? »

Il continua ainsi pendant plusieurs heures. Le combat fut rude et douloureux, mais il refusa de céder devant les forces adverses. Il plaida avec Dieu sa propre faiblesse et son incapacité. Enfin les nuages se dissipèrent, la gloire divine envahit tout son être et il se leva en s'écriant : « C'est fait, Seigneur, c'est fait ! Filey est pris ! Filey est pris ! »

Sortant de son sanctuaire, John pénétra dans la citadelle de Satan et commença à chanter dans les rues : « Tournez-vous vers l'Eternel et cherchez le salut... » Une foule de rudes pêcheurs se rassembla pour écouter. Une puissance inusitée se manifestait dans son message, de sorte que les plus rebelles et les plus endurcis se mirent à pleurer, les hommes forts furent pris de tremblement. Tandis qu'il priait, plus d'une douzaine d'entre eux tombèrent à genoux en criant grâce, et furent réconciliés avec Dieu. Frères et soeurs, connaissons-nous cette prière de la foi ? Nous est-il jamais arrivé de prier ainsi ?

Citations de Finney:

« Je connaissais un Père de famille, écrit Finney, qui avait des idées erronées sur la prière de la foi ; sa famille entière avait grandi sans qu'un seul de ses enfants fût converti. Enfin, l'un de ses fils tomba gravement malade et, comme tout espoir de guérison semblait perdu, ce père se mit à prier, jusqu'à ce que son angoisse fût à son comble. Il répandit son âme devant Dieu, refusant toute idée de défaite, et il obtint finalement l'assurance que non seulement son fils survivrait à cette maladie, mais encore qu'il serait sauvé ainsi que tous ses frères et soeurs. Il rentra dans la maison et déclara à la famille réunie que le malade ne mourrait pas. Tous furent stupéfaits; cependant il ajouta avec confiance : « Je vous affirme qu'il ne mourra pas et, de plus, qu'aucun de mes enfants ne mourra dans ses péchés. » Et les enfants de cet homme furent tous convertis.

« Un pasteur me raconta un jour qu'un réveil avait commencé dans son église par le moyen d'une simple femme, remplie de zèle pour Dieu. Elle fut angoissée en pensant aux pécheurs et se mit à prier. A mesure qu'elle priait, sa détresse devenait plus intense; finalement, elle alla trouver son pasteur et le pria instamment de convoquer une réunion spéciale pour les âmes en quête du salut, car elle en sentait vivement le besoin. Le pasteur la renvoya, car il ne ressentait, lui, rien de semblable. La semaine suivante elle revint à la charge, le suppliant de convoquer cette réunion, car elle avait la certitude que bien des personnes y viendraient et que Dieu allait y répandre Son Esprit. Mais le ministre de l'Evangile essaya encore une fois de la dissuader. Alors elle s'écria : « Si vous refusez de faire cette réunion, j'en mourrai, car j'ai l'assurance que nous allons avoir un réveil ! » Le dimanche suivant, il se résigna donc à convoquer la réunion spéciale, invitant les gens qui le désireraient à s'entretenir avec lui au sujet de leur salut. Quant à lui, il ne connaissait personne de cette catégorie ; mais grande fut sa stupéfaction, lorsqu'il entra dans la salle à l'heure convenue, d'y trouver réunis un grand nombre de pécheurs anxieux d'être sauvés. » (Finney)

« Le premier rayon de lumière perçant les ténèbres qui enveloppaient les églises du comté d'Oneida, en automne 1825, a pour origine la prière d'une humble femme, de santé débile, n'ayant jamais elle-même assisté à aucun réveil. Elle eut l'âme troublée au sujet des pécheurs et sa prière pour son pays alla jusqu'à l'agonie. Elle ne savait pas elle-même ce qui lui arrivait, mais elle se sentait contrainte de prier de plus en plus, jusqu'à ce que son corps menaçât de succomber. Puis, enfin, une joie profonde l'envahit et elle s'écria : « Dieu est venu ! Dieu est venu ! Sans nul doute, l'oeuvre a commencé ! Elle va s'étendre sur tout le pays. » Et c'était vrai ; l'oeuvre divine avait commencé : toute la famille de cette femme fut sauvée, et le réveil s'étendit sur toute la contrée avoisinante. » (Finney)

« On raconte encore l'histoire d'un certain infirme qui priait régulièrement pour le réveil de trente villes et communautés de son pays. Il inscrivait chaque jour dans son journal : « J'ai reçu la grâce aujourd'hui de prier la prière de la foi pour X..., etc. » Après sa mort, le Réveil éclata dans chacun de ces endroits, et cela à peu près dans l'ordre inscrit dans le journal du fidèle intercesseur. Dieu avait parlé, et bien que cet homme ne vécût pas assez longtemps pour voir les résultats de ses prières, il lui fut donné l'assurance bénie qu'il était exaucé. »

Tel est donc le secret : la FOI, cette foi dont il est question dans Hébreux 11, la foi que Dieu veut, Son propre don fondé sur Sa Parole, transmis directement au coeur de Son serviteur. Une foi de cette nature transporte les montagnes et accomplit l'impossible. Ce n'est pas une confiance faite de présomption, qui professe de croire sans aucune preuve donnée par l'Esprit, une foi qui ne coûte rien et qui, si elle ne voit pas d'exaucement immédiat, ne tarde pas à s'évanouir ; non, c'est la FOI VENANT DE DIEU, celle qui est engendrée en nous par la prière d'agonie, le travail d'enfantement de l'âme. Cette foi-là survit à tous les orages, à tous les assauts de l'adversité et du découragement, elle triomphe de l'épreuve du temps et continue à briller comme un flambeau jusqu'au jour du grand accomplissement. Oh ! Qu'une telle foi puisse être la nôtre encore aujourd'hui

« La Foi, la Foi puissante aperçoit la promesse
et s'attend au Seigneur.
L'impossibilité la remplit d'allégresse,
sachant qu'Il est vainqueur.

« La chose me dépasse, oh ! Je le sais, dit-elle ;
mais fidèle est mon Dieu.
Par incrédulité, oh ! Que je ne chancelle
mon Témoin est aux Cieux

« Accorde-moi, Seigneur, cette foi triomphante,
ne priant pas en vain,
qui lutte jusqu'au bout, et dans mon âme enfante
l'exaucement divin. »

Photo de Oswald J. Smith
Pasteur

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