La guérison divine par la foi en Jésus-Christ (Page 9 / 9)

Une étude de F.F Bosworth

Pourquoi certains ne sont-ils pas guéris ? (Chapitre 9)

Vingt-deux raisons pour lesquelles certains ne sont pas guéris. 

Puisqu'il est si clairement révélé dans toutes les Ecritures que notre Père Céleste veut nous guérir, pourquoi certains malades, qui recherchent la guérison, ne sont-ils pas guéris aujourd'hui ? Beaucoup de gens honnêtes se posent sérieusement cette question. Il y a plusieurs réponses à cette question. Nous les exposerons brièvement, afin que ceux qui n'ont pas encore pu recevoir leur guérison puissent identifier leur problème, et être glorieusement guéris. 

1. Un enseignement insuffisant. Les gens ignorent la puissance de guérison de l'Evangile. 

Paul dit que “la foi vient de ce que l'on entend, et ce que l'on entend vient de la Parole de Christ” (Romains 10 : 17). Beaucoup ont recherché auprès de Christ la guérison, mais avant d'avoir entendu ou connusuffisamment la Parole de Dieu, de sorte que leur foi n'est pas ferme. Les membres de l'Eglise primitive étaient d'un seul coeur lorsqu'il s'agissait de proclamer l'Evangile. Ils annonçaient tout le conseil de Dieu. 

Nous avons constaté que Dieu produit la foi pour la guérison de la même manière qu'Il produit la foi pour le salut, ou pour n'importe quelle autre bénédiction : il faut que celui qui est dans le besoin connaisse dans les Ecritures quelle est la volonté de Dieu à ce sujet. La main de la foi ne peut pas saisir une bénédictionsi nous n'avons pas compris que cette dernière était la volonté de Dieu pour nous. Jésus a dit :“Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira” (Jean 8 : 32). C'est la vérité de laParole écrite de Dieu qui nous libère, une vérité connue, comprise, acceptée, mise en pratique, maintenue et conservée fermement dans une foi vivante. 

Paul a dit que la Parole de Dieu travaille puissamment en ceux qui croient. La Parole de Dieu est cette semence précieuse et incorruptible, une semence puissante quine manque jamais de produire son oeuvre, lorsqu'elle est connue, reçue et gardée dans une “bonne terre”, qui seule peut permettre à la semence de croître. 

Certains ne sont pas guéris parce qu'ils cherchent à obtenir des résultats de la semence (ce que dit la Parole de Dieu en matière de guérison), sans connaître exactement cette Parole, sans lui accorder sa place, et sans la garder dans la “bonne terre” de leur coeur. La semence ne peut rien produire ennous,tantqu'elle n'est pas plantée en nous, c'est-à-dire tant que nous ne l'avons pas connue et acceptée. 

Avantde dire :“Je suis l'Eternel qui te guérit”, et avant de promettre de nous guérir de toutes nos maladies, Dieu a d'abord dit : “Si tu écoutes attentivement la voix de l'Eternel... et si tu observes toutes ses lois...” Cela signifie que nous devons être sérieux, pour connaî- tre, comprendre et pratiquer ce que Dieu nous dit dans Saparole en matière de guérison. Nous devons connaître ce que Dieu nous offre, avant de l'attendre de Lui. Nous devons d'abordconnaître la volonté de Dieu avant de pouvoir croire qu'elle s'accomplira dans notre vie. Des multitudes de gens ne savent pas aujourd'hui que la guérison parfaite de leur corps est la pleine volonté de Dieu, telle qu'Il la révèle dans SaParole écrite, la Bible. Le fait de connaître cela constitue le seul élément suffisant pour avoir une foi vivante. 

La foi de ceux qui cherchent la guérison ne peut pas rester ferme, si ceux-ci ne peuvent pas dire, lorsqu'ils sont mis à l'épreuve :“Il est écrit”, et s'ils ne peuvent pas citer à leur adversaire une promesse qui règle la question de la volonté de Dieu en la matière. Des multitudes de malades, qui avaient prié en vain pour leur guérison pendant des années, parce qu'ils avaient utilisé dans leurs prières cette phrase mortelle pour la foi :“Si c'est Ta volonté...”, ont été par la suiteguéris lorsqu'ils ont connu la vérité de la Parole de Dieu,telle qu'elle est exposée dans ce livre. 

Non seulement les premiers chrétiens étaient d'un seul coeur pour enseigner ce sujet, mais ils étaient aussi d'un seul coeur pour élever leur voix vers le Seigneur, etLui demander des “signes, des prodiges, et des guérisons.” Ils priaient la “prière de la foi”, avant que les malades soient apportés dans les rues de Jérusalem. Ce n'était pas la foi d'un évangéliste solitaire, mais la foi de toute une foule de chrétiens, qui guérissait “tous les malades” dans les rues de Jérusalem, après l'ascension de Jésus-Christ (Actes 5 : 14-16). 

La majorité des pasteurs et des membres d'églises aujourd'hui, par leur ignorance et leurs traditions concernant le ministère de guérison, sont opposés à la guérison divine par la foi, telle qu'elle était prêchée et pratiquée dans l'Eglise primitive. 

Au lieu de prier d'un seul coeur pour que les malades soient guéris, comme le faisait l'Eglise primitive, l'Eglise actuelle, dans son ensemble, n'a pas accepté l'attitude de notre Seigneur envers la maladie, telle qu'elle est révélée dans les Evangiles. De nos jours, l'opposition remplace souvent la prière unanime, l'incrédulité remplace la foi unanime, et la tiédeur remplace la plénitude du SaintEsprit, car tous les chrétiens étaient alors remplis du Saint-Esprit. Je vous poserai donc une question : La raisonpour laquelle certains ne sontpas guéris aujourd'huine vient-elle pas en grande partie de ceux qui sont incrédules dans l'Eglise, puisque nous sommes membres d'un même corps ? Je crois que vous répondrez “oui” à ma question. 

Si la plupart des gens croyaient que le temps de la régénération est aujourd'hui passé, comme onentend souventdire que “le temps des miracles est passé”, combien ilserait difficile de prêcher le salut ! Les chrétiens ne parviendraient pas à sauver des âmes, à moins de faire en sorte que les gens abandonnent leur tradition et reviennent à la Parole de Dieu. Inversement, supposez que l'on nous ait toujours enseigné la guérison divine, depuis notre enfance, d'une manière aussi claire que les autres doctrines de l'Evangile. Dans ce cas, je suis certain que très peu de gens auraient du mal à avoir la foi pour leur guérison.

C'est la Parolede Dieu qui produitlafoipour laguérison. Nous avons eu la joie de voir des centaines de malades guéris au moment même où ils écoutaient la vérité sur ce sujet. D'autres ont été guéris en lisant les documents que nous avons publiés, qui répondaient à leurs questions et qui ôtaient les obstacles qui bloquaient leur foi. 

2. Certains ne sont pas guéris parce que l'Eglise n'est pas assez remplie du Saint-Esprit. 

Jésus avait prévu qu'après Son départ Son ministère de guérison serait poursuivi par toute SonEglise, qui est Son Corps, et pas par quelque membre obscur de ce Corps. Il a dit : “Voici les signes qui accompagneront ceux (l'Eglise) qui auront cru...”Il n'a pas dit “celui qui croira...” Dans les Actes des Apôtres, quand il est dit que tous les malades étaient guéris, après l'ascension de Christ, et après qu'Il ait répandu le Saint-Esprit, ce n'était pas par la foi d'un évangéliste solitaire, mais par la foi de toute une Eglise remplie du Saint-Esprit. 

Certains n'aiment pas les réunions publiques de guérison des malades. Mais à cette époque, quand Dieu pouvait agir comme Il le voulait, c'étaient des multitudes qui étaient guéries, directement dans les rues. Il voulait que Sa compassion soit connue de tout le monde, pour que tous aient la foi. Dieu veut que Ses oeuvres soient accomplies aujourd'hui de la même manière qu'elles l'étaient alors, c'est-à-dire par toute l'Eglise, par des chrétiens qui sont tous remplis du Saint-Esprit, et qui le restent. 

Le plus grand nombre de conversions est toujours obtenu par l'onction du Saint-Esprit qui se déverse sur une Eglise qui est d'un seul coeur. C'est de cette manière que tous étaient guéris dans les rues de Jérusalem. 

Lorsque Dieu touche des foules entières, que ce soit pour le salut ou pour la guérison, c'est toujours par l'effusion de Son Saint-Esprit, et au travers d'une Eglise remplie du Saint-Esprit, dans l'unité et la prière. Dieu avait promis de déverser Son Esprit sur toute chair, et il est écrit qu'ils “furent tous remplis du Saint-Esprit” le jour de la Pentecôte. Une Eglise remplie du Saint-Esprit et qui prie produit une atmosphère spirituelle dans laquelle il est aisé pour Dieu d'accomplir Ses oeuvres, et difficile pour le diable d'intervenir. Parce quecette atmosphère est la présence du Saint-Esprit Lui-même, et que le diable n'est pas de taille à lutter contre le Saint-Esprit manifesté. 

A l'époque de Finney, pendant les grands réveils, les pécheurs étaient convaincus de péché dès qu'ils descendaient du train, dans la localité oùse passait le réveil. Finney raconte qu'il y avait une telle unité dans la prière, à un certain endroit, que tous les adultes qui habitaient dans une rue de plus de cinq kilomètres de long furent sauvés, sauf un. Voyant cela, tous les chrétiens se mirent à prier d'un seul coeur pour cet homme, qui fut sauvé à son tour. 

Il est vrai que certaines personnes sont sauvées et guéries ici et là, même quand il n'y a pas de réveil. Mais la méthodenormale de Dieu est de conduire Sonpeuple à prier d'une manière unanime pour qu'il y ait une effusion du Saint-Esprit. Nous lisons dans Actes 1 : 14 : “Tous d'un commun accord persévéraient dans la prière.” Combien une telle attitude est rare aujourd'hui !

Certaines théologies modernes encouragent les gens à s'accrocher à des bénédictions passées, au lieu de continuer à recevoir chaque jour laplénitude de ce qu'ils avaient reçu audébut, lorsqu'ils avaient été remplis du Saint-Esprit. Si l'Eglise n'est pas remplie de l'Esprit, et ne reste pas remplie de l'Esprit, il est impossible que l'atmosphère spirituelle des réunions soitce qu'elle devrait être, pour que Dieu ne soit pas limité ou empêché d'agir. Dans une telle atmosphère, produite par toute l'Eglise remplie de l'Esprit et priant à l'unisson pour que l'oeuvre de Christ se fasse, la puissance de Dieu se manifeste pour guérir, comme au commencement. Dieu agit quand toute l'Eglise est remplie en permanence dumême Esprit qui sauvait et guérissait les foules, à l'époque du Nouveau Testament. 

L'accomplissement des promesses divines produit les mêmes effets dans toutes les époques. Si vous voulez savoir comment le SaintEsprit agit aujourd'hui, voyez simplement dans la Bible comment Il agissait lorsqu'Il conduisait pleinement l'Eglise. Le livre des Actes des Apôtres est le modèle qui nous montre comment le Saint-Esprit désire agir tout au long de Sa dispensation actuelle. Les chrétiens décrits dans Actes 4 étaient tous remplis du Saint-Esprit, et persévéraient tous dans la prière pour que s'accomplissent des “signes et des prodiges.” De même, dans Jacques 5, il est commandé à tous les chrétiens de prier pour la guérison des malades, et de le faire aussi sérieusement qu'Elie, lorsqu'il a prié pour avoir la pluie. Lorsque cela était fait ainsi, dans l'Eglise du début, la “prière de la foi” qui étaitprononcée par les anciens n'était que l'expression de la prière de toute l'Eglise. 

Jean dit, dans 1 Jean 5 : 14 : “Nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute.” Ceci était vécu par toute la foule des chrétiens du chapitre 4 des Actes. Chaque chrétien, aujourd'hui, a reçu l'ordre d'être rempli de l'Esprit, de prier pour l'effusion de l'Esprit, et de prier victorieusement pour la guérison des malades. 

Tout sacrificateur doit exercer son ministère. Parce que la majorité aujourd'hui n'a pas réussi à exercer ce ministère, cela pollue l'atmosphère des réunions. Les malades ont plus de mal à avoir la foi, et le Saint Esprit est empêché d'agir. 

Le Saint d'Israël est limité par le fait que les chrétiens ne réussissent pas à vivre et à marcher par l'Esprit. Parce que le Seigneur ne peut agir parfaitement que si nous sommes remplis de l'Esprit. Au lieu d'être entouré d'une atmosphère de foi comme jadis, le malheureux malade est souvent confronté à l'opposition de sa propre famille, souvent de son propre pasteur et des membres de son assemblée. Il ne parvient donc pas à obtenir sa guérison, car il est trop faible dans ses pensées et dans soncorps pour combattre seul. Ceux qui s'opposent à luisont ceux-làmêmes qui auraient dû prier avec foi pour sa guérison. Nous devonstous “porter les fardeaux les uns des autres”, et accomplir ainsi la loi de Christ. 

En général, ce sont ceux qui violent les conditions qui étaient remplies par l'Eglise primitive, qui sont les premiers à demander pourquoi certains ne sont pas guéris. Parce que ces incrédules font qu'il est impossible à l'Eglise d'être à l'unisson pour prier avec foi pour les malades. L'Eglise ne respecte plus le programme de Dieu. 

Aujourd'hui, un grand nombre de membres d'églises, par leur ignorance, s'opposent à ce que l'Eglise primitive obtenait par la prière. Ils ne suivent pas l'attitude du Seigneur devant la maladie, et ils n'ont pas rempli les conditions posées par Dieu pour la guérison des malades. Et ce sont ceux-là qui mettent l'accent sur des échecs dont ils sont en grande partie responsables. 

Il n'est pas rare aujourd'hui de voir ceux qui devraient accomplir les oeuvres de Christ exhorter les malades à éviter de se rendre là où justement les oeuvres de Christ sont accomplies. Il vaudrait mieux qu'ils exhortent les gens à éviter de se rendre là où le baptême des enfants, la confirmationou l'appartenance àune dénomination, ont remplacé la nouvelle naissance ! 

3. Certains ne sont pas guéris à cause de l'incrédulité générale. 

Jésus accomplissait partout des miracles et guérissait tous les malades. Pourtant, lorsqu'Il est venu à Nazareth, Sa propre ville, là où Il avait grandi,“Il ne put faire là aucun miracle ... à cause de leur incrédulité” (Marc 6 : 5-6). Réfléchissez à cela ! Jésus-Christ Luimême, pleinement oint du Saint-Esprit, fut empêché d'agir à cause de l'incrédulité générale. Est-il donc étrange que, dans certainesvilles,desmaladesne puissentpasêtreguéris aujourd'hui ? Dieu n'a pas permis que le don des miracles se manifeste au travers de Jésus-Christ, dans une ville où l'incrédulité du peuple Le faisait passer pour un menteur. Pourquoi le permettrait-Il aujourd'hui ? Paul, parmi les païens, a fait plus de miracles que Jésus dans Sa propre ville (Actes 14). 

On a demandé aujourd'hui au peuple chrétien, en ce qui concerne la guérison, de croire à des traditions humaines, au lieu de croire à la claire Parole de Dieu. A cause de cela, le monde entier a été transformé en véritable Nazareth d'incrédulité. Nous n'obtiendrons des résultats que si nous parvenons à nous débarrasser de la “traditiondes anciens”, et à enseigner au peuple chrétien ce que les Ecritures disent réellement en matière de guérisondivine. Parce que nous avons fait cela, je peux vous dire avec assurance que JésusChrist, dans toutes les villes où nous avons conduit des campagnes de réveil, a opéré de bien plus grands miracles qu'Il n'avaitpu le faire à Nazareth, Sa propre ville !

Mais ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit! Je n'ai pas dit que c'étaient nous qui faisions les miracles ! Je veux parler de ce que Jésus-Christ a fait, partoutoù les gens ontpu être éclairés parnotre ministère, pour connaître leurs privilèges en matière de guérison. 

Le fait que Christ ne put faire aucun miracle à Nazareth ne prouve rien d'autre que l'incrédulité générale de la population. Je fais remarquer en passant que si des malades peuvent être guéris sans avoir la foi, comme l'enseignent certains, Jésus ne les a pas guéris à Nazareth. Car la Bible dit bien qu'Il ne put faire là aucun miracle “à cause de leur incrédulité.” 

Si l'on dit que certains ne sont pas guéris parce que Christ ne veut pas guérir tous les malades, pourquoi ne dit-on pas alors que beaucoup de personnes ne sont pas sauvées parce que Christ ne veut pas sauver tous les pécheurs ? 

Les Evangiles rapportent qu'un jour, seule une femme, au milieu d'une grande foule,toucha Jésusen ayant lafoi qu'elle serait guérie. Plus tard, ce sont des multitudes qui L'ont touché ainsi. Il fallait qu'elles soient éclairées et qu'elles aient la foi. 

Lorsque les neuf disciples n'ont pas pu délivrer le jeune épileptique mentionné dans les Evangiles, les théologiens de l'époque auraient pu prendre le prétexte de cet échec pour dire : “Voilà, nous avons maintenant la preuve que ce n'est pas toujours la volonté de Dieu de guérir tous les malades !” Mais le père voulait que son fils soit guéri. Le garçon lui-même voulait être guéri, et les disciples le voulaient aussi. En outre, ils avaient reçu du Seigneur l'ordre de chasser les démons et de guérir les malades. De nos jours, dans des circonstances similaires, certains diraient de même, devant un semblable échec : “Ce n'est pas la volonté de Dieu de guérir un tel cas.” Ils construiraient leur théologie à partir de cet échec ! Mais Jésus est descendu de la montagne et a délivré le garçon, prouvant ainsi que c'était la volonté de Dieu de guérir même ceux que Ses “envoyés spéciaux” n'avaient pas réussi à guérir ! Pourquoi ne pas construire notre théologie à partir de cette vérité ? 

Lorsque le père du garçon dit àJésus :“Si tupeux quelque chose...”, Jésus refusa de prendre la responsabilitéd'un échec. Il lui répondit :

“Si tu peux le croire...” Alors le père s'écria : “Je crois ! Viens au secours de mon incrédulité !” Bien entendu, il reçut l'aide qu'il avait réclamée, et obtint ce que les apôtres eux-mêmes n'avaient pas obtenu, car Jésus délivra le garçon (Marc 9 : 14-29). 

C'est un fait que, dans le ministère de guérison, nous sommes contraints de travailler au milieu d'une incrédulité presque universelle, alors que ceux qui prêchent seulement le salut travaillent au milieu d'une acceptationpresque universelle de cette doctrine dans l'Eglise. Malgré cela, je pense que Dieu accorde des preuves de la guérison divine aussi nettes et convainquantes que les preuves de la nouvelle naissance, malgré un enseignement qui n'est pas aussi répandu. Quand je considère le manque d'enseignement sur la guérison divine, et l'attitude anti-biblique des églises concernant cette partie de l'Evangile depuis longtemps oubliée, au lieu de m'étonner que certains ne soient pas guéris, je m'émerveille devant les bénédictions que Dieu accorde à ceux qui prient pour les malades. J'ai vu beaucoup de sourds-muets guéris, alors qu'il n'y avait pratiquement personne dans l'auditoire pour croire à cette guérison. 

Des milliers de personnes ont été guéries par le Seigneur. Leur santé physique est actuellement aussi bonne que la santé spirituelle de la plupart des chrétiens. Pourquoi ne pas accorder autant de crédit à la bonne santé physiquede ceux qui ont été guéris par le Seigneur, qu'à la bonne santé spirituelle de ceux qui combattent pourtant l'Evangile de la guérison ? Ceux qui ont été guéris par le Seigneurne sont-ils pas une aussi bonne preuve de la guérison divine, que ceux qui marchentfidèlement avec le Seigneur sont une bonne preuve de la nouvelle naissance ?

La plupart des chrétiens n'ont entendu toute leur vie que la prédication de la “guérison de l'âme.” Ils devraient donc avoir une excellente santé spirituelle ! Or je constate que les chrétiens qui viennentjuste d'entendre la prédication de la guérisondu corps ont une excellente santé physique !La santé physique de ces chrétiens nouvellement éclairés se compare donc très favorablement à la santé spirituelle de chrétiens de longue date !

Ceux qui sont passés par le baptême d'eau ont-ils tous eu leurs péchés effacés ? Non ! Seuls ceux d'entre eux qui avaient la foi en Jésus onteu leurs péchés effacés. L'huile d'onctionpour laguérison des malades remplit une fonction semblable à celle qui est remplie par l'eau du baptême pour le pardon des péchés. 

Si quelqu'un me disait : “Un Tel a reçu l'onction d'huile, mais il n'a pas été guéri !” Je lui répondrais : “Un Tel a reçu le baptême d'eau, mais il n'a pas étésauvé ! Il n'apas été guéri de lamaladie dupéché !” Des milliers de personnes sont passées par le baptême sans être sauvées, car elles ne s'étaient pas repenties de leurs péchés. C'est une situation infiniment pire que de recevoir l'onction d'huile sans être guéri ! 

D'autres disent :“Si Un Tel est guéri, je croirai à la guérison divine.” Pourquoi donc ne pas dire aussi : “Si Un Tel est sauvé, je croirai au salut de Dieu” ? Nous ne devons pas croire en fonctiondes expériences des uns ou des autres, mais en fonctionde Dieu et de Sa Parole, la Bible. Devant le fait que Dieu a déjà guéri des milliers de personnes, pourrions-nous Lui dire en face : “Je ne croirai pas que Tu veux guérir, à moins que Tu ne guérisses aussi celui-là” ? 

Rejetteriez-vous la doctrine de la sanctification, sous prétexte que beaucoup de membres d'églises ne sont pas sanctifiés, et malgré le fait que des milliers de chrétiens le soient ? J'ai entendu unpasteur critiquer un évangéliste, en disant: “Un Tel a reçu l'onction d'huile et la prière, mais il est mort sans être guéri.” Mais ce même pasteur a baptisé une personne, l'a introduite dans l'Eglise, en proclamant à tout le monde que sonâme avait été guérie de la maladie du péché, et pourtant, cette personne est morte sans être sauvée, et son âme est perdue. C'est une situation bien pire que celle d'un chrétien malade qui meurt sans être guéri, et qui entre aussitôt dans la gloire ! 

Je ne veux pas fonder ma prédication de la guérison divine sur les milliers de cas de guérison dont j'ai été personnellement témoin, bien que je sois convaincu que les preuves de la guérison soient aussi convainquantes que les preuves de la nouvelle naissance. Mais je continuerai à prêcher tout l'Evangile, même si je ne devais plus jamais voir un seul homme sauvé ou guéri ! Je suis décidé à fonder les doctrines que je prêche sur la Parole éternelle de Dieu, et pas sur des expériences ! 

Aucun prédicateur ne peut obtenir des résultats s'il ne prêche pas la Parole de Dieu, car il ne peut pas alors produire la foi qui permet de saisir ce que Dieu offre. Soixante mille églises des Etats-Unis n'ont pas enregistré une seule conversion pendant toute une année, mais je ne vais pas me saisir de ce fait pour combattre la doctrine du salut, ni toute autre doctrine de l'Evangile. 

Certains disent :“Nous croyons àla guérison divine, mais nous n'en faisons pas étalage.” J'ai remarqué que ceux qui ne voulaient pas se réjouir avec ceux qui avaient réussi à obtenir une guérison de Christ, sont les premiers à faire étalage des échecs, alors qu'ils ne parlent pas des réussites ! Je n'arrive pas à comprendre qu'un chrétien ne puisse pas se réjouir de voirun pauvre malade souffrant guéri par Jésus ! Non seulement je me réjouis de voir ceux qui souffrent être guéris par Jésus-Christ, mais je suis heureux de parler à tout le monde de la miséricorde de Dieu. 

Le Seigneur nous ordonne de faire connaître Ses oeuvres à tout le monde. Jésus a demandé au démoniaque de Gadara, qu'il venait de délivrer, d'aller proclamer la miséricorde du Seigneur à tous ceux de sa nation. Les Ecritures nous disent qu'il est allé publier dans toute la Décapole comment le Seigneur avait eu pitié de lui. Au chapitre suivant, nous voyons que des multitudes de malades ont été par la suite guéries par le Seigneur dans laDécapole,et que ces multitudes glorifiaient le Dieu d'Israël. 

4. La doctrine biblique de la guérison divine est transformée, ou carrément remplacée, par les traditions des hommes. 

Jésus a dit aux scribes et aux pharisiens de Son temps : “Vous anéantissez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition”(Marc 7 : 9). Aujourd'hui, la plupart des prédicateurs ont fait pire, car ils ont anéanti une partie de l'Evangile par leurs traditions.

A. Une de ces traditions prétend que Dieu est l'auteur de la maladie, et qu'Il veut que certains de Ses adorateurs soient malades. Je ne comprends absolument pas que quiconque puisse soutenir ce point de vue, face aux Ecritures et au ministère de Christ, qui a guéri pendant trois ans tous ceux qui étaient sous l'oppression du diable, ou, dumoins,tous ceux qui sont venus àLui pour être guéris. 

Si la maladie est la volonté de Dieu pour Ses adorateurs, tout médecin est donc un hors-la-loi, toute infirmière défie le ToutPuissant, et tout hôpital est une maison de rébellion au lieu d'être une maison de miséricorde. Si Dieu veut que quelqu'un soit malade, c'est un péché pour cette personne que de seulement désirer être guérie, parce que nous devons aimer la volonté de Dieu, quelle qu'elle soit. 

B. Une autre tradition, qui a envoyé des milliers de personnes à une mort prématurée, après des années de terribles souffrances, enseigne que nous pouvons davantage glorifier Dieu en restant malades et enfaisant preuvede patience, qu'en étant guéris par le Seigneur. C'est ainsi qu'un pasteur sincère mais non éclairé pourra s'agenouiller au chevet d'un malade souffrant de quelque maladie incurable, et prier ainsi : “Seigneur, puisque dans Ton Amour et Ta Providence Tu as jugé bon de donner cette maladie à notre chère soeur, donne-lui toute la force et la patience nécessaires pour supporter cette affliction.”Il fera cette prière malgré l'ordre très clair qu'il a reçu dans Jacques 5 : 14, d'oindre d'huile “tout malade” dans l'Eglise, et de prononcer la “prière de la foi” pour sa guérison. John Wesley a affirmé que c'était le seul moyen de guérison que le Seigneur avait laissé à l'Eglise, mais l'incrédulité l'a fait depuis longtemps tomber dans l'oubli. 

S'il est vrai, comme beaucoup l'enseignent, que l'on peut davantage glorifier Dieu en restant malade qu'en étant guéri, alors Jésus n'a pas hésité àpriverSon Père de toute la gloire qui pouvait Lui revenir, en guérissant tous ceux qui le Lui demandaient, au cours de Son ministère terrestre. De même, Son Successeur, le Saint-Esprit, qui a été envoyé pour continuer et développer tout ce que Christ “a commencé de faire et d'enseigner”, n'a pas hésité non plus à priver Dieu le Père de toute la gloire qui pouvait Lui revenir, en guérissant tous les malades dans les rues de Jérusalem (Actes 5 : 15-16). Et Paul, lui aussi, n'a pas hésité à priver Dieu de toute la gloire qui devait Lui revenir en guérissant tous les malades de l'île de Malte. 

C. La tradition laplus commune et laplus éculée est celle qui affirme que l'âge des miracles est passé. De toutes les “traditions des anciens”que je connaisse, c'est aujourd'hui laplus insensée, la plus illogique et la plus anti-biblique. Nous vivons actuellement dans la dispensation du Saint-Esprit. C'est Lui seul qui accomplit les miracles de Dieu, c'est Lui seul l'Officier Ministériel qui exécute la volonté du Père. C'est Lui qui guérissait les multitudes de malades qui venaient à Christ pour être guéris. Tous les miracles accomplis avant le jour de la Pentecôte ont été accomplis par le Saint-Esprit, avant qu'Il n'entre officiellement dans Sa propre dispensation. 

L'époque dans laquelle nous vivons devait être, dans l'intention de notre Père Céleste, celle où devaient se produire les plus grands et les plus nombreux miracles, parce que c'est l'époque où le SaintEsprit doit pleinement exercer Son ministère. C'est au cours de notre époque que Dieu devait déverser Son Esprit sur toute chair, selon Sa promesse. C'est au cours de notre époque que les neufs dons du Saint-Esprit (y compris les dons de foi, de guérisons et de miracles), devaient être distribués à chacun, selon la volonté du Saint-Esprit. Jésus a déclaré que nous ferions les mêmes oeuvres que Lui, etmême de plus grandes, par le Saint-Esprit, qui accomplit les miracles, et qui devait commencer Sa dispensation après l'ascension du Seigneur Jésus. 

Qu'il est donc absurde de prétendre que le temps des miracles est aujourd'hui passé ! Qu'il est absurde d'enseigner que le SaintEsprit a accompli des miracles à toute autre époque, sauf justement à celle qui se trouve être Sa propre dispensation ! Alors que nous vivons dans une “meilleure” dispensation, que nous avons un “meilleur” Souverain Sacrificateur, une “meilleure” alliance, de “meilleures” promesses, et que tout est en tous points “meilleur” pour nous que dans toute autre dispensation précédente ! 

Certains parlent comme si notre époque n'était pas celle du SaintEsprit. Il n'y a qu'une seule dispensation du Saint-Esprit, qui s'étend entre la première et la seconde venue de Jésus-Christ. Il est vrai que nous vivons au temps de l'Eglise de Laodicée, qui est un temps de tiédeur spirituelle. Au commencement de l'Eglise, elle était remplie du Saint-Esprit, alors que nous sommes dans une époque de tiédeur. Mais quant à moi, (béni soit Dieu, il y en a beaucoup d'autres comme moi !), je veux fonder ma prédicationet mes oeuvres sur la prédication et les oeuvres de l'Eglise quand elle était remplie du Saint-Esprit, plutôt que sur la prédication et les oeuvres d'une Eglise tiède ! Je préfère travailler dur pour élever la véritable Eglise au niveau où elle se trouvait au premier siècle, époque où elle suivait le modèle biblique, plutôt que m'efforcer de rabaisser le modèle biblique au niveau de l'Eglise tiède du vingtième siècle ! D'ailleurs, cette tradition éculée dont nous venons de parler est contredite par le fait que Dieu n'a jamais cessé de faire des miracles, tout au long des siècles passés, comme l'Histoire le prouve. 

D. Une autre traditionprétend que ce n'est pas la volonté de Dieu de guérir tous les malades. Nous avons déjà présenté tous les arguments concevables pour réfuter cette tradition. Je dirai simplement que si ce n'était pas la volonté de Dieu de guérir tous les malades, alors aucun d'entre eux ne pourrait avoir de raisons suffisantes pour fonder sa foi, à moins d'avoir reçu de Dieu une révélation spéciale lui disant qu'il fait partie des “heureux élus.” Si les promesses de guérison du Seigneur ne sont pas pour tous, cela veut dire que personne ne peut trouver la volonté de Dieu dans la Bible, pour son cas personnel. Si nous acceptions ces enseignements, cela signifierait qu'il nous faudrait fermer nos Bibles, et attendre directement nos révélations du Saint-Esprit, avant de pouvoir prier pourunseul malade, sous prétextequ'il ne nous serait pas possible de connaître la volonté de Dieu par les Ecritures ! Cela reviendrait donc à enseigner qu'il nous faudrait être conduits par des révélations directes du Saint-Esprit, et non par la Bible, pour tout ce qui concerne la guérison divine. 

E. D'autres encore n'arrivent pas à être guéris parce qu'on leur a enseigné d'ajouter à leur prière cette phrase mortelle pour la foi :“Si c'est Ta volonté...” Le Nouveau Testament ne rapporte qu'un seul cas de malade qui a prié de cette manière. C'était le lépreux, qui a dit à Jésus : “Si tu le veux, tu peux me rendre pur.” Cet homme ne pouvait pas prier d'une autre manière, parce qu'il ne connaissait pas encore la volonté de Dieu à son égard. Jésus n'a pas guéri ce lépreux avant d'avoir complété sa foi, et lui avoir dit que non seulement Il pouvaitle guérir, mais qu'Il le voulait. Le “Je le veux...” de Jésus a annulé le “si” du lépreux. Il nous est impossible de prier avec foi tant que les “si” n'ont pas été enlevés de nos prières. La foi vivante consiste à être pleinement persuadé que Dieu fera ce qu'Il a promis de faire, et personne ne peut être pleinement persuadé s'il ajoute à sa prière un “si c'est Ta volonté...” Dieu nous a révélé Sa volonté dans ce domaine, parSes promesses. Quand nous disons : “Si c'est Ta volonté”, lorsque nous prions pour la guérison, c'est comme si nous disions au Seigneur :“Si c'est Ta volonté de tenir Tes promesses...” 

F. Un autre enseignement non-biblique, qui a envoyé des milliers de malades à une mort prématurée, et qui a empêché des milliers d'autres de recevoir leur guérison, affirme que l'écharde que Paul avait dans sa chair était une maladie physique. Je démontrerai au chapitre suivant que cet enseignement est entièrement faux, et que l'écharde de Paul était un “ange de Satan”, envoyé pour le “souffleter”, c'est-à-dire pour lui infliger toutes sortes de calamités et de persécutions, afin qu'il ne s'enorgueillisse pas, à cause de l'excellence des révélations qu'il avait reçues. 

Jésus a guéri tous les malades qui Lui demandaient la guérison. Il nous a ainsi révélé quelle était la volonté de Dieu à ce sujet. Mais le Seigneurne nous a jamais promis de nous délivrer des persécutions ni des “soufflets.” Vous avez vous-même pu vous rendre compte que Paul est l'unde ceux quiontdonné l'enseignement le plus abondant dans la Bible sur la guérison divine. 

G. Une autre tradition humaine, qui freine le ministère de guérison, affirme que Jésus a guéri les malades en tant que Fils de Dieu, et pas en tant que Fils de l'Homme. Selon cette tradition, puisque nous ne sommes pas Christ, nous ne pouvons pas accomplir de telles oeuvres aujourd'hui. 

Les Ecritures enseignent que Jésus, le Fils de Dieu, S'est dépouillé Lui-même pour devenir semblable en tous points à Ses frères, si ce n'est pour ce qui concerne le péché. Il Se définit Lui-même comme “Fils de l'Homme” environ 80 fois. En tant que Fils de l'Homme, Il a dit : “je ne peux rien faire de moi-même.” Cela n'était certainement pas vrai de Lui avant qu'Il ne devienne le Fils de l'Homme, parce que toutes choses ont été faites par Lui et pour Lui. Nous avons déjà vu que Jésus accomplissait toutes Ses oeuvres en S'appuyant sur le Saint-Esprit. Dans Jean 14 : 12, Il promet que nous pourrions continuer à faire les oeuvres qu'Il avait commencé à faire, et que nous pourrions même en faire “de plus grandes encore.” Nous pouvons faire ces oeuvres en demandantau Seigneur de les faire. Le Saint-Esprit agit au travers de l'Eglise pour continuer les oeuvres de Jésus-Christ. 

5. Certains ne sont pas guéris parce qu'ils violent certaines lois naturelles. 

Je rappelle que les lois naturelles ontété faites parDieu, et qu'elles sont aussi divines que Ses miracles. La Nature démontre aussi les oeuvres de Dieu, bien qu'elles ne soient pas miraculeuses. Certaines personnes ne respectent pas les lois naturelles, ne nourrissent pas convenablement leur corps, ou font des excès de table. Puis ces mêmes personnes vont ensuite demander à Dieu de guérir leurs maladies d'estomac. Mais elles n'obtiennent aucune guérison si elles continuent à violer les lois de Dieu. Dieu Se révèle comme Yaweh-Rapha, “Je suis l'Eternel qui te guérit”, mais Il nous demande aussi de respecter Ses lois naturelles pour rester en bonne santé. Il faut parfois que certains malades qui ignorent les rudiments de la diététique aillent voir une personne compétente pour être conseillés dans ce domaine. 

6. Certains ne sont pas guéris à cause de l'incrédulité de l'ancien ou du pasteur qui prie pour eux. 

Les disciples de Christ avaient reçu de Jésus le pouvoir et l'ordre de guérir tous les malades. Pourtant, ils ne sontpas arrivés à guérir le jeune homme épileptique. Lorsque Jésus est descendu de la montagne, Il a délivré le garçon, et a reproché à Ses disciples leur incrédulité.

7. Certains ne sont pas guéris parce que leur maladie est produite par la présence d'un mauvais esprit, qui doit être chassé de leur corps. 

Jésus n'a pas guéri le jeune homme de l'épilepsie en tant que maladie, mais Il a chassé unespritd'épilepsie. Il a aussi chassé des esprits sourds et muets, et des esprits de cécité. Il a dit de ceux qui croiraient : “En mon nom, ils chasseront les démons.” Nous avons souvent vu des personnes guéries instantanément lorsque nous avons chassé les esprits qui leur causaient ces maladies. Nous agissions au nom de Jésus-Christ, en tant que représentants du Seigneur, et par Son autorité. 

8. Certains ne sont pas guéris parce qu'ils conçoivent l'iniquité dans leur coeur. 

Ceux-là doivent apprendre à dire avec David : “Si j'avais conçu l'iniquité dans mon coeur, le Seigneur ne m'aurait pas exaucé” (Psaume 66 : 18). Dieu ne nous promet pas de détruire les oeuvres de l'ennemi dans notre corps si nous nous accrochons encore aux oeuvres de l'ennemi dans notre âme ! Si nous gardons des péchés non confessés, cela nous empêche de recevoir la miséricorde de Dieu. Sa Parole nous dit : “Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde” (Proverbes 28 : 13). 

9. L'un des plus grands obstacles à la guérison est la tiédeur de l'Eglise, comme celle de Laodicée. 

Après avoir été glorifié, Christ a laissé à l'Eglise ce message : “Puisses-tu être froid ou bouillant ! Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche” (Apocalypse 3 : 15-16). 

Le mieux pour nous est d'être bouillant pour Dieu. Ensuite, il vaut mieux être froid. Mais la tiédeur est fatale, car le Seigneur nous avertit qu'il vomira les tièdes.

La tiédeur est une maladie bien plus grave que le cancer. C'est pourquoi Dieu veut guérir d'abord la tiédeur. Il a promis, et attend, de guérir ceux qui sont devenus tièdes, et de remplir nos coeurs de Son Amour. 

Dieu dit de l'homme dont le coeur est bouillant d'amour pour Lui : “Puisqu'il m'aime, je le délivrerai” (Psaume 91 : 14). A l'époque de l'Ancien Testament, la conditionpour être guéri était de servirDieu avec joie et allégresse de coeur. A notre époque de la grâce, nous ne devons certainement pas fixer une condition moins exigeante ! 

10. Parfois, Dieu permet que la maladie joue le rôle d'un garde-fou. Dieu S'en sert pour nous conduire au centre de Sa volonté. Lorsqu'Il a atteint Son objectif, Il enlève le garde-fou. 

Si Dieu enlevait le garde-fou trop tôt, beaucoup se précipiteraient loinde la volonté duSeigneur, et se priveraient de la joie d'accomplir le programme divin. 

Il n'est pas possible de prier la “prière de la foi” pour que ce gardefou soit enlevé de la vie de ceux qui ne veulent pas être conduits au centre glorieux de la volonté de Dieu. 

11. Certains ne reçoivent pas la guérison divine parce qu'ils ne veulent pas pardonner, ou parce qu'ils gardent de la rancune contre quelqu'un.

Jésus a dit : “Si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est dans les cieux ne vous pardonnera pas nonplus vos offenses”(Marc 11 : 26). 

La première chose dont nous avons besoin, et lapremière chose que Dieu veut nous donner, est le pardon de nos péchés, mais Dieu ne peut pas nous pardonner si nous ne voulons pas pardonner aux autres. S'Il ne peutpas nous pardonner, Il ne peut certainement pas nous guérir. Nous avons bien souvent vudes malades guéris “en un clin d'oeil” lorsqu'ils ont accepté de pardonner à ceux qui leur avaient fait du tort.

12. Certains n'ont pas la foi pour être guéris parce qu'ils ne veulent pas réparer les torts qu'ils ont causés. 

Celui qui a causé du tort à son prochain, de quelque manière que ce soit, doit lui demander pardon. Nous avons connu beaucoup de malades terriblement affligés, qui ont été guéris à l'instant où ils ont réparé les torts qu'ils avaient causé. 

13. Certains manquent de détermination et de diligence en recherchant la guérison auprès de Dieu. 

Dieu est le “rémunérateur de ceux qui le cherchent” (Hébreux 11 : 6). Mais nous devons le chercher avec diligence, c'est-à-dire avec sérieux et détermination. Nous avons connu des malades qui ont accepté de passer par au moins une douzaine d'opérations, sans qu'on leur promette réellement la guérison. En revanche, Dieu promet clairement la guérison à ceux qui la recherchent auprès de Lui. Malgré cela, beaucoup de malades ne fontpas preuve, dans leur recherche de la guérison divine, d'autant d'empressement que lorsqu'ils recherchent le secours des hommes. 

14. Beaucoup ne sont pas guéris parce qu'ils veulent limiter Dieu à un miracle, par manque d'enseignement. 

Parce qu'ils ne sont pas guéris instantanément, certains perdent la foi. Pourtant, Dieu fait la différence entre un miracle et une guérison. Si tous les malades étaient guéris instantanément, il n'y aurait plus de guérisons, il n'y aurait que des miracles. 

Quand il énumère les dons spirituels, Paul parle du don des guérisons, et il parle aussi du don des miracles. Christ n'a pu faire aucunmiracle à Nazareth, à cause de l'incrédulité de la population, mais Il a pourtant guéri là quelques malades. Le fait de confondre les miracles et les guérisons représente aujourd'hui untrès sérieux obstacle à la guérison, parce qu'il y a si peu d'enseignements clairs à ce sujet. 

15. Certains s'affaiblissent dans la foi parce qu'ils surveillent leurs symptômes. 

Au lieu de surveiller leurs symptômes, ils devraient, comme Abraham, se fortifier dans la foi en regardant les promesses de Dieu. Beaucoup de gens fondent leur foi sur ce qu'ils sentent, au lieu de la fonder sur la Parole de Dieu. Dieu a voulu que notre foi s'appuie seulement sur Sa Parole. 

16. Certains ne sont pas guéris parce qu'ils ne mettent pas leur foi en action. 

“La foi sans les oeuvres est morte.” Dieu n'agira pas, si nous ne possédons pas une foi véritable, qui se montre dans nos actions. Avoir foi en Dieu, c'est compter sur la fidélité de Dieu. 

Le plein exercice de la foi signifie que nos pensées sont des pensées de foi, que nosparoles sont des paroles de foi, et que nos actes sont des actes de foi. Jésus a dit à l'aveugle : “Va te laver dans la piscine de Siloé.” En accomplissant cet acte, cet homme a pu avoir une occasion d'exercer la foi dans son coeur, ses pensées et son corps. Il n'a pas été guéri tant qu'il n'a pas d'abord manifesté sa foi de manière concrète. Il a cru qu'il possédait sa guérison, avant qu'elle soit manifestée. 

Il en fut de même pour Naaman, le général lépreux, et aussi pour les dix lépreux, auxquels Jésus avait dit : “Allez vous montrer aux sacrificateurs.”Il est écrit qu'ils furent guéris en chemin. Il leur fut demandé d'exprimer concrètement leur foi, dans leur coeur, leurs pensées et leur corps, avant que leur guérison soit manifestée. Certains ne sont pas guéris parce qu'ils veulent que ce soit le contraire, et que leur guérison soit manifestée avant qu'ils expriment concrètement leur foi.

17. D'autres “abandonnent leur assurance” lorsqu'ils sont mis à l'épreuve. Ils n'ont pas compris que l'épreuve de leur foi devait perfectionner leur foi, non la détruire, comme dans le cas d'Abraham. 

Nous n'obtenons notre rémunération, et ce qui nous a été promis, que si nous conservons notre assurance, et si nous gardons jusqu'à la fin laconfiance que nous avions aucommencement (Hébreux 10 : 35). Si la Parole de Dieu est notre seule raison d'avoir la foi, aucune autre raisonne doit nous faire abandonnernotre assurance et notre confiance. 

18. Certains ne sont pas guéris parce qu'ils négligent d'être remplis du Saint-Esprit, qui nous a été donné pour manifester en nous les bénédictions attachées à la rédemption.

Dans Romains 8 : 11, Paul dit que notre corps mortel doit être rendu à la vie par le Saint-Esprit qui habite en nous. Parce que nous sommes morts en Jésus-Christ, notre corps mortel est juridiquement mort, bien qu'il ne le soit pas en réalité. Puisque notre corps est le temple du Saint-Esprit, et que c'est le Saint-Esprit qui opère la guérison, nous pouvons dire qu'Il est comme un Charpentier qui répare notre maison.Certains refusent de laisser entrer le Charpentier dans leur maison, tout en Lui demandant de la réparer. Paul a dit : “Le corps est pour le Seigneur”, avant d'ajouter : “Le Seigneur est pour le corps.” Nous devons offrir notre “corps comme un sacrifice vivant” (Romains 12 : 1), et accepter qu'il devienne le temple du Saint-Esprit, si nous voulons qu'il soit guéri. Toutefois, cette cause d'échec ne s'applique pas en général àceuxqui n'ont pas été enseignés sur le privilège qu'ils ont à pouvoir être remplis du Saint-Esprit. 

19. Certains ne sont pas guéris parce qu'ils s'imaginent avoir la foi pour être personnellement guéris, alors qu'ils ne font que croire à la doctrine de la guérison divine en général. 

20. Certains ne sont pas guéris parce qu'ils ne reçoivent pas la Parole écrite de Dieu comme une Parole qui les concerne directement et personnellement. 

Ils ne comprennent pas que, pour la foi, la Parole de Dieu est comme la Voix de Dieu. Dansle Psaume 138 : 2, nous lisons :“Je célèbre ton nom, à cause de ta bonté et de ta fidélité, car ta renommée s'est accrue par l'accomplissement de tes promesses.” 

21. Certains ne croient pas que leur prière pour être guéris a été exaucée, tant qu'ils ne sentent pas ou ne voient pas la réponse. 

Christ n'a pas promis que notre guérison commencera à se manifester avant que nous ayons cru qu'Il a entendu notre prière. Certains pensent qu'ils doivent toujours continuer à prier et ne croient pas que leur prière a été entendue, tant qu'ils ne voient rien. C'est exactement le contraire de ce que Dieu demande. 

“Si nous demandons quelque chose selonSavolonté, Il nous écoute” (1 Jean 5 : 14). Si cela est vrai, nous devons donc croire que notre prière a été entendue au moment où nous prions vraiment. Nous devrions pouvoir alors dire : “Je sais que je possède la chose que je Lui ai demandée”, non pas parce que nous voyons la réponse manifestée, mais parce que “Dieu est fidèle”, et que “c'est Lui qui le fera” (2 Thessaloniciens 5 : 24). 

Abraham n'a pas continué à prier sans cesse pour la naissance d'Isaac, jusqu'à ce qu'il naisse. Au contraire, il est resté dans la foi, glorifiant Dieu pour Sa Parole.

Jésus, devant la tombe de Lazare, avait fini de prier. Il dit : “Je te rends grâces de ce que tu m'as exaucé”, avant même que Lazare sorte de sa tombe. 

Josaphat etles enfants d'Israël avaientfinide prier, et se mirent tous à louer à haute voix l'Eternel, pour l'exaucement de leur prière, avantmême de sortir à la rencontre de troisfortes armées ennemies. Leur foi était bien “l'assurance des choses qu'ils ne voyaient pas” (Hébreux 11 : 1)

Les cent-vingt, dans la chambre haute, avaient fini de prier. Ils louaient et bénissaient continuellement Dieu, lorsque le SaintEsprit fut déversé sur eux. 

Lorsqu'un malade a reçu l'onction d'huile pour sa guérison, il doit normalement s'arrêter de prier, s'il a réellement la foi. Il ne doit plus désormais que louer et remercier le Seigneur, jusqu'à la manifestation de sa guérison. 

Je dois ajouter toutefois que cela ne signifie pas que l'on ne doive plus rien faire, lorsqu'ona confié son problème au Seigneur dans la foi. Notre foi doit rester active, comme celle des Israélites lorsqu'ils marchaient autour des murailles de Jéricho en soufflant dans leurs trompettes, ou celle de Josaphat et ses hommes, lorsqu'ils allèrent sur le champ de bataille en chantant les louanges de Dieu. 

La guérison des dix lépreux est intervenue au moment où ils mettaient leur foi en action. 

Nous nous fortifions dans la foi, comme Abraham, lorsque nous regardons continuellement à la promesse de Dieu. 

Si nous laissons notre foi devenir inactive, elle s'affaiblira. Si nous la gardons active, elle se fortifiera continuellement. 

22. Certains gênent l'action de Dieu en faisant dépendre leur foi de l'amélioration de leur état, après la prière, au lieu de la faire dépendre de la Promesse du Seigneur. 

Ils ne comprennent pas que la Parole de Dieu est la meilleure raison possible pour avoir la foi. Dieu veut entraîner chaque chrétien à croire à Sa Parole, même quand tout ce qu'il peut voir est en contradiction avec Sa promesse. Amen, et amen !

Photo de F.F Bosworth
Pasteur

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