La guérison divine par la foi en Jésus-Christ (Page 4 / 9)

Une étude de F.F Bosworth

La compassion du Seigneur (Chapitre 4)

« L'Eternel est miséricordieux et compatissant, lent à la colère et plein de bonté. L'Eternel est bon envers tous, et ses compassions s'étendent sur toutes ses oeuvres » (Psaume 145:8-9). 

Lorsque nous étudions le thème de la compassion du Seigneur, nous y découvrons, à mon avis, une révélation complète de la volonté du Seigneur de guérir les malades. Au cours de Son ministère terrestre, Jésus était constamment ému de compassion, et guérissait “tous ceux qui avaient besoin d'être guéris.” Et c'est ce même Jésus qui, après avoir dit :« Il vous est avantageux que jem'en aille », est à présent assis à la droite de Dieu, afin d'être pour nous “un souverain sacrificateur miséricordieux (compatissant) et fidèle.”

Dans les Ecritures,“compassion” et“miséricorde” ont le même sens. Le même mot hébreu, “rachamin”, est traduit par “miséricorde” et par “compassion.” De même, le verbe grec “eleeo” est aussi traduit par “avoir miséricorde” et “avoir compassion.” L'adjectif grec “eleemon” est également traduit par “miséricordieux” et “compatissant.” Avoir compassion” signifie “aimer tendrement, s'apitoyer, faire miséricorde, être rempli d'un désir ardent de faire du bien.” 

La plus grande caractéristique de Dieu, c'est l'Amour 

La citation en tête de chapitre commence par ces mots : « L'Eternel est miséricordieux et compatissant ». Ces sentiments qui caractérisent la nature de Dieu sont constamment exprimés dans les Ecritures. La plus grande caractéristique de la nature de Dieu, c'est Son Amour. Les plus claires descriptions que font les Ecritures de notre Père Céleste concernent Son amour, Sa miséricorde et Sa compassion. Rien, dans tout ce qui décrit le caractère de Dieu, ne stimule autant la foi. Au cours de nos campagnes de réveil, j'ai vu la foi atteindre “le sommet des montagnes” lorsque cette vérité de l'amour et de la compassion actuelles de Dieu commençait à pénétrer dans l'esprit et le coeur des auditeurs. Ce n'est pas ce que Dieu peut faire qui inspire la foi, mais ce qu'Il désire ardemment faire. 

En démontrant universellement Sa compassion, par la guérison des malades, Jésus a dévoilé au peuple le coeur compatissant de Dieu, et les multitudes venaient à Lui pour être secourues. Oh, combien Satan a manoeuvré insidieusement pour cacher cette vérité au peuple ! Il a répandu partout cette croyance anti-scripturaire, illogique et éculée, que l'âge des miracles était passé, au point qu'il a presque réussi à effacer l'idée de la compassion de Dieu des pensées des hommes. La théologie moderne exalte davantage la puissance de Dieu que Sa compassion. Elle néglige cette grande vérité que “l'infinie grandeur de sa puissance” se manifeste en notre faveur, “envers nous qui croyons” (Ephésiens 1:19). Mais la Bible ne dit pas ce que dit la théologie. Elle exalte la volonté de Dieu de déployer Sa puissance en notre faveur, plus que Sa puissance proprement dite. Nulle part la Bible ne dit que “Dieu est puissance”, mais elle dit expressément que “Dieu est amour.” Ce n'est pas la foi en la puissance de Dieu qui nous permet d'obtenir Ses bénédictions, mais la foi en Son amour et en Sa volonté. 

L'amour de Dieu est voilé par la théologie moderne 

Le passage cité au début du chapitre dit que Dieu est “miséricordieux.” ''Cela signifie qu'Il est “disposé à donner des faveurs.” Cette glorieuse vérité, qui resplendit avec tant de clarté dans toutes les Ecritures, a été éclipsée par la théologie moderne, qui proclame partout que le Seigneur est capable, au lieu de dire qu'Il est miséricordieux. Des centaines de malades sont venus nous voir ou nous ont écrit. Ils nous ont dit qu'ils savaient que Dieu était “capable” de les délivrer. Mais les enseignements qu'ils avaient reçus, toutcomme leur manque d'enseignement, les avaient empêchés de savoir que le Seigneur voulait les guérir. Quelle foi faut-il pour dire : “Le Seigneur est capable” ? Le diable sait que Dieu est capable. Il sait aussi que Dieu veut guérir, mais il a empêché les hommes de connaître cette vérité. Satan veut bien que nous exaltions la puissance de Dieu, parce qu'il sait très bien que cela ne suffit pas à produire la foi. Mais il sait que notre connaissance de la compassion et de la volonté de Dieu suffisent à la produire. 

Avant de prier pour la guérison des malades, nous devons attendre de leur enseigner la Parole de Dieu, jusqu'à ce qu'ils puissent dire : « Le Seigneur est miséricordieux », au lieu de dire : « Le Seigneur est capable ». C'est exactement ce que Jésus a dû faire avant de guérir le lépreux qui Lui disait : « Si tu le veux,tu peux...» Jésus a démontré Sa volonté de guérir cet homme, avant que ce dernier puisse réellement s'attendre à cette guérison. 

Dans le message précédent, nous avons présenté de nombreuses preuves bibliques démontrant la volonté du Seigneur de guérir aujourd'hui. Mais il ne suffit pas encore de dire “Dieu le veut”, au lieu de “Dieu le peut.” Dire que Dieu le veut, c'est encore utiliser une expression trop faible pour exprimer pleinement l'attitude miséricordieuse de Dieu envers nous. “Il prend plaisir à la miséricorde” (Michée 7:18). Le texte hébreu dit en réalité : “Il se délecte à faire miséricorde.” Son attitude est mieux exprimée dans 2 Chroniques 16:9 : « Car l'Eternel étend ses regards sur toute la terre, pour soutenir ceux dont le coeur est tout entier à lui ». Ce passage nous montre que le Seigneur est non seulement désireux, mais ardemment désireux de déverser Ses bénédictions à profusion sur tous ceux qui Lui permettent de le faire. “L'Eternel étend ses regards”, c'est-à-dire qu'Il recherche constamment des occasions de manifester Son coeur compatissant, parce qu'Il “se délecte à faire miséricorde.

La bienveillance est le grand attribut de Dieu. Si vous voulez donc Lui plaire, ôtez les obstacles qui L'empêchent d'exercer Sa bienveillance. Il est Infiniment Bon, et toute Sanature est éternellement consacrée à déverser Ses bénédictions sur Ses créatures, chaque fois qu'elles le Lui permettent, ce qui est possible à chacune. Supposez que le vaste océan Pacifique soit transporté au-dessus de la terre. Imaginez la pression qu'il exercerait pour faire pénétrer ses flots dans chaque interstice du sol, et vous pourriez avoir une idée de ce qu'est l'attitude bienveillante de Dieu envers nous. Un sérieux défi 

Lorsque vous serez suffisamment éclairé, Cher Lecteur, je vous défie sérieusement de vous mettre dans la position où la miséricorde de Dieu pourra vous atteindre, sans qu'Il ait à violer les glorieux principes de Sa loi morale. Puis attendez et vous verrez si vous n'allez pas recevoir la plus merveilleuse démonstration de Son amour et de Sa miséricorde. Les bénédictions viendront sur vous comme un fleuve, jusqu'à ce que vous atteigniez les limites de votre attente. Corneille s'est placé dans la position où la miséricorde de Dieu a pu l'atteindre, en disant à Pierre : « Maintenant donc nous sommes tous devant Dieu, pour entendre tout ce que le Seigneur t'a ordonné de nous dire » (Actes 10:33). Il a découvert la grandeur de la bonté de Dieu, au point que le Seigneur n'amême pas attendu que Pierre finisse son message. Dès que Pierre eut parlé suffisamment pour créer en eux la foi, la bénédiction est descendue. 

Dieu n'est pas seulement capable, mais Il est désireux de “faire... infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons” (Ephésiens 3:20). Son amour est tellement grand qu'Il ne peut pas Se contenter de bénir tous les saints de l'univers, mais qu'Il veut aussi bénir Ses ennemis dans la terre entière. Il me semble que Dieu préférerait encore que nous doutions de Sa capacité, plutôt que de Sa bienveillance. Je préférerais rencontrer un homme qui me dise : « Frère Bosworth, je sais que vous m'aideriez si vous le pouviez », plutôt que : « Je sais que vous pouvez m'aider, mais je n'ai aucune confiance en votre désir de m'aider ». 

Le texte d'introduction, je le répète, dit que “l'Eternel est miséricordieux et compatissant, lent à la colère et plein de bonté.” Quand je pense à la manière dont Dieu remplit tellement nos coeurs de Son tendre amour, lorsque nous intercédons pour les autres et que nos coeurs sont trop pleins de soupirs pour que nous puissions les exprimer (des “soupirs inexprimables”), je me demande, avec un étonnement respectueux, à quel point la compassion du Seigneur doit être grande ! La compassion d'une mère pour son enfant qui souffre la rend non seulement désireuse de le soulager, mais aussi de souffrir à sa place, si elle ne peut pas arriver à le soulager. Le mot grec “sumpathes” (traduit par “compassion”) signifie “souffrir avec quelqu'un.” C'est pourquoi Esaïe dit : « Dans toutes leurs détresses ils n'ont pas été sans secours »(Esaïe 63:9). N'est-il pas étrange que Sa merveilleuse compassion envers les malades, si clairement comprise et reçue dans les temps enténébrés de l'AncienTestament, soit négligée et repoussée dans notre “meilleure” dispensation ? Alors que la route est actuellement ouverte pour que nous puissions bénéficier des plus grandes manifestations possibles de Sa miséricorde, pour tous nos besoins !

Le coeur bienveillant de Dieu atteint tout le monde 

Le texte d'introduction, après avoir montré la grandeur de Sa compassion, dit encore : « L'Eternel est bon envers tous, et ses compassions s'étendent sur toutes ses oeuvres ». En d'autres termes, Il est tellement “rempli de compassion” qu'Il ne peut pas favoriser telle ou telle personne en accordant Ses bienfaits. Lui qui ne peut pas satisfaire Son coeur bienveillant en bénissantses saints, mais qui étend ses miséricordes aux pécheurs de la terre, comment pourrait-Il refuser la bénédiction de la guérison à l'un quelconque de Ses propres enfants obéissants ?

Quelle étrange doctrine, qui prétend que les malades ne pourraient pas obtenir autant miséricorde, dans notre ère de grâce (que les prophètes et les rois ont désiré connaître, et que les anges désirent sonder), que les malades des âges précédents, qui étaient moins éclairés que nous ! Dieu serait-Il davantage disposé à accorder le bienfait du pardon aux enfants du diable, que d'accorder le bienfait de la guérison à Ses enfants ? En réalité, Il aime Ses enfants malades bien plus qu'Il n'aime les pécheurs. « Comme un père a compassion de ses enfants, l'Eternel a compassion de ceux qui le craignent » (Psaume 103:13). Le chrétien malade peut dire, avec Salomon : « Il n'y a point de Dieu semblable à toi, dans les cieux et sur la terre : tu gardes l'alliance et la miséricorde envers tes serviteurs qui marchent en ta présence de tout leur coeur »! (2 Chroniques 6:14). « Tous les sentiers de l'Eternel (et pas seulement certains), sont miséricorde et fidélité, pour ceux qui gardent son alliance et ses commandements » (Psaume 25:10). 

Quelques exemples de la compassion du Seigneur 

Regardons à présents quelques passages des Evangiles, qui nous montrent la compassion du Seigneur.

40 Un lépreux vint à lui; et, se jetant à genoux, il lui dit d'un ton suppliant : Si tu le veux, tu peux me rendre pur. 41 Jésus, ému de compassion, étendit la main, le toucha, et dit : Je le veux, sois pur. Lire la suite
Nous voyons que c'est la compassion qui a poussé Christ à guérir le lépreux.
13 A cette nouvelle, Jésus partit de là dans une barque, pour se retirer à l'écart dans un lieu désert; et la foule, l'ayant su, sortit des villes et le suivit à pied. 14 Quand il sortit de la barque, il vit une grande foule, et fut ému de compassion pour elle, et il guérit les malades.
Dans ce passage, comme partout ailleurs, Il était “rempli de miséricorde” pour “tous ceux qui avaient besoin d'être guéris”, et que c'était Sa compassion qui le motivait.
29 Lorsqu'ils sortirent de Jéricho, une grande foule suivit Jésus. 30 Et voici, deux aveugles, assis au bord du chemin, entendirent que Jésus passait, et crièrent : Aie pitié de nous, Seigneur, Fils de David ! Lire la suite
Ces aveugles ont crié miséricorde pour être guéris de leur cécité, et Jésus leur a accordé la grâce de la guérison, prouvant ainsi que la guérison est une grâce, tout comme le pardon. Les malades, en ces temps-là, lorsqu'ils voulaient être guéris, demandaient miséricorde. De nos jours, la plupart des gens pensent que la miséricorde du Seigneur concerne seulement le pécheur, ignorant que Sa miséricorde s'étend aussi au malade.

Dieu est le Père des Miséricordes  

Paul qui appelle Dieu “le Père des Miséricordes”, le prouve en guérissant tous les malades de l'île de Malte. Jésus a dit : « Heureux les miséricordieux (les compatissants), car ils obtiendront miséricorde » (Matthieu 5:7). Job a été guéri après qu'il eut prié pour ses amis. Conformément à la Béatitude que nous venons de citer, il a obtenu miséricorde en faisant miséricorde. Faisant référence à la guérison de Job, Jacques 5:11 dit : «... le Seigneur est plein de miséricorde et de compassion ». Et il poursuit en donnant des instructions à l'Eglise : « Quelqu'un parmi vous est-il malade ? Qu'il appelle les anciens de l'Eglise », etc. En d'autres termes, c'est parce que “le Seigneur est plein de miséricorde et de compassion” que les malades de l'Eglise, comme Job, peuvent obtenir leur guérison. Ayant pourvu à tous nos besoins, Jésus dit encore aujourd'hui, comme Il l'a dit à ces deux aveugles :« Que voulez-vous que je vous fasse »?

Le résultat du témoignage d'un seul homme

Lisons à présent Matthieu 15:30-31, et voyons quel a été le résultat du témoignage d'un seul homme, témoignage donné pour faire connaître la compassion du Seigneur. Cela se passait dans la Décapole.

30 Alors s'approcha de lui une grande foule, ayant avec elle des boiteux, des aveugles, des muets, des estropiés, et beaucoup d'autres malades. On les mit à ses pieds, et il les guérit; 31 en sorte que la foule était dans l'admiration de voir que les muets parlaient, que les estropiés étaient guéris, que les boiteux marchaient, que les aveugles voyaient; et elle glorifiait le Dieu d'Israël.
Ce n'était pas leurs maladies, comme certains l'enseignent aujourd'hui, mais leur guérison, qui poussaient ces “grandes foules” à “glorifier le Dieu d'Israël.” Quelle grande gloire reviendrait à Dieu, et quelles bénédictions recevrait le monde, si chaque prédicateur annonçait clairement les promesses bibliques concernant la guérison des malades ! Chaque fois qu'un malade serait guéri, il publierait à son tour la compassiondu Seigneur dans toute “sa Décapole !” En peu de temps, des milliers et des milliers de malades obtiendraient leur guérison par la foi en Jésus-Christ. Il serait encore dit que les multitudesglorifient le Dieu d'Israël.” Les adeptes de la haute critique théologique et les modernistes deviendraient vite impopulaires, et les sectes qui pratiquent de fausses méthodes de guérison ne détourneraient plus de l'Eglise ces multitudes qui sont actuellement prises dans leurs filets.

Ce n'est pas un crime de publier la bonté du Seigneur

Il est dit dans l'Evangile que le démoniaque de Gadara est allé “publier”la compassion du Seigneur. Certains s'opposent à nous et écrivent des articles contre nous, parce que nous publions les témoignages de ceux qui ont été miraculeusement guéris. Quel est le problème ? Quel mal faisons-nous en obéissant au commandement du Seigneur, qui demande de faire connaître Ses oeuvres parmi le peuple ? Puisque Jésus est mort pour nous ouvrir la voie de Ses bienfaits et pour répondre à tous les besoins des hommes, nous devrions certainement accepter de les leur annoncer ! En lisant certains des articles et des livres qui ont été écrits, on pourrait penser que c'est un crime d'annoncer à tout le monde que le Seigneur est plein de compassion. 

Remarquez, dans le passage cité ci-dessus, que “l'on venait à lui de toutes parts”, à mesure que Sa réputation se répandait au loin, à cause des miracles et des guérisons qu'Il accomplissait. Les foules Le suivaient à pied hors des villes, et de grandes multitudes venaient à Lui. Des multitudes, des multitudes, des multitudes partout ! 

Il en est de même aujourd'hui. Dès qu'il est connu, dans une ville, que ce “même Jésus” guérit toujours les malades, dès que l'on obéit à Son ordre de faire connaître Ses oeuvres parmi le peuple, et dès que Sa compassion est publiée, les foules viennent de toutes parts. Je n'ai jamais rien vu de plus puissant, pour briser tous les obstacles, et pour attirer les foules, que la manifestation de la compassion du Seigneur dans la guérison des malades. Dans nos campagnes de réveil, nous avons constaté, dès que le Seigneur manifeste Sa compassion en guérissant les malades, que les foules viennent de toutes parts, de toutes les Eglises, Méthodistes, Baptistes, Catholiques, adeptes de la Science Chrétienne, Spirites, Juifs, riches et pauvres, de toutes parts... Des multitudes entendent l'Evangile et donnent leur vie à Dieu. Elles ne seraient jamais venues à ces réunions s'il ne s'était pas produit des miracles et des guérisons pour révéler la compassion du Seigneur. 

Les effets des guérisons qui se passent aujourd'hui

Si Christ et Ses apôtres ne pouvaient pas attirer des multitudes sans accomplir des miracles, se peut-Il qu'Il nous le demande ? Au lieu de dire que le “ministère de guérison” empêche les gens de s'intéresser au problème plus important du salut de l'âme, nous avons vu plus de merveilleuses conversions en une seule semaine, que dans toute une année d'efforts d'évangélisation, au cours des treize années où je ne prêchais pas cet aspect de l'Evangile d'une manière hardie et publique. Dès que commencent nos campagnes de réveil, des centaines de personnes accourent devant l'estrade chaque soir, pour donner leur coeur et leur vie au Seigneur, et des villes entières commencent à parler de Jésus. D'autres évangélistes, qui ont assisté à nos réunions, vérifient à présent que cela est également vrai dans leurs propres réunions. 

Dans le dernier de nos réveils, à Ottawa, au Canada, juste avant la rédaction de ce livre, au cours des six semaines de réunions, six mille personnes sont venues demander la guérison, et près de douze mille ont accepté le salut. Je me demande s'il y aurait eu plus de mille personnes converties, si aucune guérison n'avait démontré la compassion du Seigneur. La ville et la région d'Ottawa ont été secouées comme jamais auparavant au cours de leur histoire, et l'on a observé dans cette capitale du Canada les plus grandes foules jamais rassemblées pour des réunions religieuses. Elles remplissaient le nouvel Auditorium, le plus grand bâtiment de cette ville. L'auditoire est monté à dix mille personnes pour une seule réunion. Avant même que nous quittions la cité, des centaines de témoignages écrits nous sont parvenus, envoyés par tous ceux qui avaient été guéris, ou qui étaient en train d'être guéris, de presque toutes les maladies et les infirmités possibles. A Dieu en revienne toute la gloire !

Les guérisons sont un puissant moyen d'évangélisation 

Un évangéliste Baptiste, parmi bien d'autres évangélistes qui constatent à présent cette vérité, a écrit, dans l'un des dix traités qu'il a publiés sur ce sujet, que la guérison était le plus puissant moyen d'évangélisation jamais utilisé par le Seigneur, et qu'il ne retournerait pas à ses anciennes pratiques pour tout l'or de l'Amérique.

Lisons à présent un autre passage qui nous parle de la compassion du Seigneur. 

« Jésus parcouraittoutes les villes et les villages, enseignantdans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu'elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n'ont point de berger. Alors il dit à ses disciples : La moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson. Puis, ayant appelé ses disciples, il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité... après leur avoir donné les instructions suivantes : ... Allez, prêchez, ... guérissez les malades...» (Matthieu 9 : 35 à 10 : 8). 

Nous voyons ici que Sa compassion pour les malades commençait à être si bien connue que la “moisson” était devenue trop grande pour Un Seul Moissonneur. Son coeur compatissant souffrait de voir des foules de plus en plus grandes qui ne pouvaient pas L'atteindre, parce qu'Il était pressé de trop près. “Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle...” C'était comme s'Il ne pouvait Lui-même s'occuper que d'une partie de cette foule, et que Sa compassion pour les multitudes, qui grandissaient rapidement, Le poussait à envoyer d'autres ouvriers, pour prêcher et pour guérir. De tels ouvriers sont peu nombreux aujourd'hui, alors que la “moisson” est vraiment plus abondante que jamais. Ce qu'Il a “commencé de faire et d'enseigner” est exactement ce qu'Il veut que l'on fasse et que l'on enseigne aujourd'hui. Au lieu de finir une oeuvre, comme le disent les modernistes, Il était en train de commencer quelque chose, qu'Il avait promis de poursuivre et de développer. Non pas l'Evangile frelaté du vingtième siècle, mais l'Evangile qu'Il a proclamé, et dont Il a dit qu'il serait prêché “dans le monde entier.” 

Une étrange modification de la promesse de Jésus 

Dans Jean 14:12-13, Jésus a promis, avec insistance, que la même miséricorde et la même compassion pourraient toucher les foules, par nos prières, alors qu'Il est à présent notre Souverain Sacrificateur dans le Ciel. En réalité, Il partit pour permettre à Sa compassion de Se manifester sur une plus grande échelle. Esaïe aprophétisé sur Lui : « Il se lèvera (ou : Il sera élevé) pour vous faire miséricorde » (Esaïe 30:18). Jésus a dit: « Il vous est avantageux que je m'en aille ». Ceci ne serait pas vrai si Son départ avait diminué, ou même modifié, Sa compassion qui Le poussait à guérir les malades. N'est-il pas étrange que beaucoup de prédicateurs renversent aujourd'hui cette promesse de Jésus, (qui avait dit que ceux qui croient en Lui feraient les mêmes oeuvres que Lui, et même de plus grandes encore), en enseignant que le temps des miracles est passé ? D'autres aboutissent au même résultat en enseignant que Dieu veut que certains de Ses enfants fidèles restent malades pour Sa gloire, ou bien d'autres doctrines traditionnelles et anti-bibliques. Tout homme qui enseigne que la guérison n'est pas pour tous ceux qui en ont besoin aujourd'hui, comme dans le passé, enseigne en fait que la compassion de Jésus-Christ envers les malades n'est plus la même depuis qu'Il est monté au Ciel. Pire encore, d'autres enseignent qu'Il n'exerce plus aucune compassion dans le domaine de la guérison des malades. Pour moi, c'est un mystère de voir qu'un prédicateur puisse prendre une telle position, qui voile et empêche la manifestation du plus grand attribut de Dieu, Sa compassion, qui n'est autre que l'Amour en action. Lorsque Paul lance son appel le plus ardent à la consécration, il dit : « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu...» (Romains 12:1). Il savait que ces compassions étaient la manifestation du plus grand attribut de Dieu.

 Deux questions importantes

Jésus a dit : « Quand... l'Esprit de vérité sera venu... Il me glorifiera » (Jean 16:13-14). Est-ce que le Saint-Esprit pourrait glorifier Christ auprès des malades, en leur disant que le temps des miracles est passé, ou que Jésus, depuis Son ascension, a terminé ou modifié Son ministère de guérison, alors qu'Il nous a Lui-même promis que nous ferions Ses oeuvres, et même de plus grandes, pendant notre dispensation actuelle ? Le Saint-Esprit est-Il venu pour glorifier Christ en modifiant Son ministère auprès de Ses enfants malades et souffrants, alors que Jésus est leur Souverain Sacrificateur ? Ce serait totalement contraire à ce qu'Il faisait en guérissant les foules de la Décapole, qui glorifiaient pour cela le Dieu d'Israël ! Si c'était le cas, alors nous aurions raison de prier comme cela se fait souvent, en demandant que les malades aient la force et la patience de supporter leurs afflictions !

C'est après être devenu notre Souverain Sacrificateur que le Seigneur Jésus S'adresse par sept fois aux Eglises, en disant : « Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises ». Les hommes disent aujourd'hui beaucoup de choses que le Saint-Esprit n'a jamais dites, et qui sont même opposées à ce qu'Il dit. Voici ce que le Saint-Esprit dit, entre autres choses, pour glorifier JésusChrist :

17 En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu'il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l'expiation des péchés du peuple;
Nous avons déjà dit que les mots “miséricordieux” et “compatissant” sont deux traductions du même mot grec “eleemon”, traduit ici par “miséricordieux.” Ce verset ne fait pas référence à la compassion de Christ alors qu'Il était sur la terre. Il fait uniquement référence à Son ministère actuel dans le Ciel, et au fait que Son incarnation avait pour but de Lui permettre de nous manifester Sa compassion, lorsqu'Il serait notre Souverain Sacrificateur après être retourné au Ciel. “Tout ce que Jésus a commencé de faire et d'enseigner depuis le commencement jusqu'au jour où il fut enlevé au ciel” est exactement ce qu'Il a promis de continuer et de développer après Son départ, parce que Sa compassion n'a pas changé. 

Le Saint-Esprit glorifie aussi Christ en disant que “nous n'avons pas un Souverain Sacrificateur qui ne puisse compatir (maintenant!) à nos faiblesses” (Hébreux 4:15), qu'Il “peut sauver (ou guérir) parfaitement ceux qui s'approchent (maintenant !) de Dieu par lui” (Hébreux 7:25), et qu'Il “est toujours le même, hier, aujourd'hui, et éternellement”(Hébreux 13:8). Adorons-Le, parce que Sa compassion est la même aujourd'hui, parce qu'Il est toujours “ému de compassion”, et qu'Il désire toujours ardemment nous secourir, lorsqu'Il voit toutes nos infirmités. 

Bien entendu, nous reconnaissons que, grâce à Dieu, beaucoup de ceux qui ne croient pas à la guérison divine coopèrent effectivement avec le Saint-Esprit en ce qui concerne la tâche bien plus importante d'amener des âmes au salut. Mais ce serait merveilleux, si tous les prédicateurs et les chrétiens, au lieu de dire que le temps des miracles est passé, acceptaient de coopérer avec le Saint-Esprit en proclamant également aux malades la compassion de Christ, ce qui permettrait au Saint-Esprit de glorifier le Seigneur Jésus ! Au lieu d'être comme ce sacrificateur et ce lévite qui sont passés sans s'intéresser au blessé, l'Eglise, dans Jacques 5, a reçu l'ordre d'être un “Bon Samaritain”, et de répondre avec compassion aux besoins physiques des malades et de ceux qui souffrent, en bandant leurs plaies, et en versant sur elles le baume de l'huile et du vin (la Parole et l'Esprit de Dieu). Car “il envoya sa parole et il les guérit” par la puissance de l'Esprit. Jésus a annoncé le malheur aux scribes et aux pharisiens, pour avoir négligé ce qui était le plus important, c'est-à-dire la miséricorde et la fidélité (ou la foi). 

Au chapitre 5 des Actes, nous trouvons une autre preuve merveilleuse que la compassion du Seigneur Jésus envers les malades est toujours la même aujourd'hui. Car nous lisons, en ce qui concerne les foules de malades qui étaient amenés dans les rues de Jérusalem, après l'ascension de Jésus auprès du Père, que “tous étaient guéris.” C'est en tant que notre Souverain Sacrificateur dans les cieux que Jésus agissait, exactement comme Il le faisait lorsqu'Il était sur la terre. Etant dans le Ciel, Il est toujours “ému de compassion”, pour guérir tous ceux qui ont besoin d'être guéris. 

Même au dernier chapitre des Actes, nous Le voyons manifester Sa compassion, depuis le Ciel, en guérissant tous les malades qui étaient sur l'île de Malte. Etant notre Souverain Sacrificateur, Sa compassion est si grande qu'Il “est toujours vivant pour intercéder pour nous.

Depuis que Jésus a été glorifié, nous voyons encore que Sa compassion pour les malades L'a poussé à donner à l'Eglise des dons de foi, de miracles et de guérisons, pour que les malades soient guéris, car Il est notre Souverain Sacrificateur pour les siècles des siècles. Les “dons de guérisons” ont à présent autant d'importance que dans le ministère terrestre de notre Seigneur. 

Même ceux qui n'ont pas un ministère d'ancien peuvent prier pour les malades 

C'est la compassion actuelle de Jésus qui L'a motivé, en tant que Souverain Sacrificateur et Chef de l'Eglise, à commander aux anciens, et même à ceux qui n'ont pas un ministère d'ancien, de prier la prière de la foi pour guérir tout malade (Jacques 5). Tous ceux qui ont pour tâche de transmettre la Parole de Vie devraient constamment présenter cette directive au peuple de Dieu, aussi longtemps que ce dernier est lui-même confronté à la maladie. 

Même pendant Son ministère terrestre, notre merveilleux Seigneur n'a pas hésité à accepter tous les sacrifices, et même à supporter la malédiction, pour que Sa compassion puisse atteindre les plus indignes et les plus insolents de Ses ennemis. Les grumeaux de sang de Gethsémané et les horribles tortures du Calvaire n'étaient que les manifestations de Son infinie compassion. Il est allé au Calvaire en rendant “son visage semblable à un caillou” (Esaïe 50:7). Même après avoir été trahi par le baiser de Judas, qui le livrait à ses bourreaux, et après que Pierre eut coupé l'oreille du serviteur du Souverain Sacrificateur, Jésus guérit l'oreille de Son ennemi, et dit à Pierre de remettre son épée dans son fourreau. Lui-même a remis, pour ainsi dire, Sa propre épée dans son fourreau, en refusant de céder à une impulsion toute naturelle de Son âme sainte, et en refusant de prier Son Père. Car, s'Il avait prié, Il aurait pu être secouru aussitôt par douze légions d'anges, et échapper ainsi à l'agonie de la croix. Mais il n'y aurait eu alors pour nous, créatures déchues, avec tous les besoins de notre esprit, de notre âme et de notre corps, qu'un trône de jugement, et non un trône de miséricorde. Par Son oeuvre accomplie à la Croix, Il a ouvert la route à Sa miséricorde, pour qu'elle puisse répondre à tous nos besoins. Il était, et Il est toujours, ému de compassion pour tous ceux qui ont besoin de Celui qui est Présent, qui Pourvoit, qui donne la Paix, la Victoire, qui est notre Berger, notre Justice, et notre Médecin. Ce sont là les sept bénédictions qu'Il nous a accordées en acceptantde passer par la tragédie de la Croix, et qui nous sont révélées par Ses sept noms rédempteurs. Son alliance de guérison, comme toutes les autres alliances, nous est accordée en vertu de Sa compassion, et Il est Celui qui “garde son alliance et sa miséricorde jusqu'à la millième génération envers ceux qui l'aiment...” (Deutéronome 7:9). 

Comment ne pas faire souffrir le coeur de Jésus 

Le coeur de Jésus souffre lorsqu'on ignore, ou qu'on doute de Son amour et de Sa compassion. C'est cela qui L'a fait pleurer sur Jérusalem. Les prédicateurs ont si souvent proclamé aujourd'hui que nous n'avons plus besoin de miracles, que les miracles ne sont que des moyens de prouver la divinité du Seigneur Jésus, etc. ! Il m'est arrivé de leur dire :« Si vous aviez uncancer qui vous rongeait le visage, vous auriez besoin d'un miracle, n'est-ce pas » ? La plupart des gens aujourd'hui sont tellement peu éclairés sur ce sujet qu'il ne leur vient jamais à l'esprit que la miséricorde existe aussi pour les malades. Ils ne pensent jamais que les dons des guérisons et des miracles sont des manifestations de la compassion de Christ, ni qu'Il a passé Son temps, jour après jour, pendant trois ans, à guérir tous ceux qui venaient à Lui, à cause de Sa compassion. Est-ce que les besoins de ceux qui souffrent ne sont pas les mêmes aujourd'hui qu'au temps de Jésus ? N'ont-ils pas tout autant besoin de compassion qu'autrefois ? 

Nous pensons aux malades innombrables qui sont désespérés, qui subissent une agonie tellement intense que la mort serait pour eux une délivrance, et auxquels les médecins, après avoir fait tout ce qu'ils pouvaient, sont obligés de dire : “Je ne peux plus rien faire pour vous.” Comme il est précieux de savoir que la compassion de Christ, à chaque instant, est toujours exactement la même que pendant les trois années de Son ministère d'amour sur cette terre ! C'est une vérité sur laquelle nous pouvons totalement nous appuyer.

Nous avons démontré que la guérison du corps est un acte de miséricorde que Christ, qui a manifesté la volonté du Père, est prêt à accorder partout à tous ceux qui la recherchent. Nous connaissons cette claire déclaration que “le Seigneur est plein de compassion pour tous ceux qui l'invoquent”(y compris les malades), parce que “sa miséricorde dure à toujours”, éternellement, et que “ses compassions s'étendent sur toutes ses oeuvres.” Ces passages de l'Ecriture ne règlent-ils pas la question ? Au lieu de dire que le temps des miracles est passé, dites : « Il est écrit ! Il est écrit ! »

Photo de F.F Bosworth
Pasteur

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