Par Christ et pour Christ (Page 2 / 17)

Une étude de Sadhou sundar Singh

La paix de l'âme

Ce monde ne donne pas la paix

... Quand je suis arrivé hier dans votre pays, la beauté de ses paysages a provoqué mon admiration, mais les choses belles et les pays magnifiques ne peuvent satisfaire nos âmes ; elles peuvent satisfaire nos yeux jusqu'à un certain point, mais pas nos coeurs. Sans doute, c'est la création de Dieu, et à travers la création, nous pouvons voir quelque chose du Créateur, mais l'homme et le coeur de l'homme ne peuvent être satisfaits que par le Créateur lui-même.

Les hommes cherchent toute espèce de moyens pour trouver le repos et la paix de leur coeur, mais l'expérience prouve que les choses de ce monde ne peuvent les donner. Notre faim et notre soif peuvent être apaisées, mais non pas nos âmes. J'ai vu des millionnaires et leur ai demandé : «Sans doute, vous êtes contents de votre sort ; votre richesse vous satisfait? » Ils ont répondu : « Non, absolument pas! » J'ai rencontré des personnages haut placés, des rajas et des rois, et je leur ai demandé : « Êtes-vous satisfaits ? » Ils m'ont répondu : « Non ». Ils m'ont fait cette confession : « Nous avons des besoins, mais nous ne trouvons rien qui satisfasse notre âme ». Beaucoup se sont efforcés de trouver le repos de leur âme, mais ils se sont peu à peu lassés de cette recherche et ils sont tombés dans le désespoir.

Sundar Singh a fait l'expérience que Christ donne la paix.

C'est aussi mon expérience personnelle : J'ai essayé, dans la maison de mon père, de satisfaire mon âme par les jouissances du luxe et du confort. Rien n'a pu satisfaire mon âme. Puis, j'ai essayé de chercher le repos par les moyens qu'offrent les religions de l'Inde: Hindouisme, Bouddhisme, Mahométisme... Là non plus, je n'ai rien trouvé. Je pris l'habitude de passer des heures dans la prière et la méditation, mais cela non plus ne m'a servi à rien. Il n'y avait pas de secours dans ces religions-là. Puis, j'ai lu dans l'Évangile : « Venez, et je vous donnerai le repos de vos âmes ». Je n'ai pas pu le croire ; je me suis écrié : « Comment notre religion, l'hindouisme, qui est la plus belle religion du monde, ne me donne pas la paix ! et une autre religion pourrait me la donner! » Et cependant, le Christ seul peut prononcer ces paroles ; aucun autre ne peut dire : « Venez à moi, et je vous donnerai le repos... »

Dans ce temps-là, je haïssais les chrétiens. Quand je voyais la Bible, je me disais : « Il est possible qu'il y ait de très bonnes choses dans ce livre-là ; mais il est contre notre religion ». C'est pourquoi je le déchirais. Quand je voyais les missionnaires venir prêcher l'Évangile, je me disais : « Ces gens-là font du mal, ils sont venus tout gâter chez nous ». Et quand ils passaient dans mon village, je prenais des pierres pour les leur jeter, et j'ordonnais à nos serviteurs de leur en jeter aussi. Je disais : « Le Christ n'a pas pu se sauver lui-même, comment pourrait-il sauver les autres? »J'étais aveuglé. Je ne pouvais pas voir sa gloire.

Je me rappelle le jour - le 16 décembre 1904 - où j'ai jeté au feu une Bible arrosée de pétrole, et l'ai brûlée. Je pensais faire mon devoir en obéissant à ma religion hindouiste, mais cela ne me fit aucun bien à moi-même. Finalement je devins tellement angoissé et tourmenté que je résolus de mettre fin à ma vie ; cependant, avant de commettre le suicide que je méditais, je voulus passer un moment en prière.

Après une heure et demie de prière, tout à coup m'apparut quelque chose de merveilleux. C'était le 18 décembre ; il y avait deux jours que j'avais brûlé la Bible. Je vis apparaître la face glorieuse du Christ vivant. Il me dit : « jusqu'à quand continueras-tu à me persécuter? je suis mort pour toi, je suis le Sauveur du monde ». Je restai stupéfait. J'avais l'habitude de penser qu'il était mort, et voici, il était devant moi, c'était sa voix, et je le sentais me pénétrant de part en part comme un courant divin. Et je lui consacrai ma vie.
C'est là que se trouvent la paix, la joie vivante.

Quand j'allai vers mon père, il était encore nuit, c'était de grand matin. Je lui déclarai que j'étais chrétien. Il me dit: « Ce n'est pas possible, avant-hier tu brûlais la Bible ». Je lui répondis : « J'ai vu le Christ ; il est vivant. Il m'a donné cette paix que nul autre n'a pu me donner ». Mes parents et mes amis vinrent me trouver et me posèrent la même question.« Je persécutais le Christ, dis-je, parce que je ne le connaissais pas. Maintenant je le connais; je ne vous prêche pas quelqu'un qui me soit étranger. » Je leur dis encore :« Autrefois j'avais entendu parler de lui, mais je ne Le connaissais pas Lui-même ».

Pour avoir la paix il faut connaître Christ personnellement.

Beaucoup de chrétiens sont dans le même cas. Ils ne connaissent pas Jésus lui-même. Et voici la différence qu'il y a entre « savoir quelque chose de Jésus-Christ » et « Le connaître lui-même » : Quand je connaissais quelque chose de lui, je le haïssais, mais maintenant, je Le connais, lui, et je l'aime. Beaucoup d'hommes prétendent être chrétiens et vivre une vie chrétienne, mais ils n'ont pas la paix, le repos, et ils cherchent la paix ailleurs, même dans le péché.
C'est parce qu'ils ne connaissent pas Jésus-Christ. Connaître les choses qui concernent Jésus-Christ, cela ne sert de rien, il faut le connaître lui-même. Nous pouvons comprendre ce qu'on dit de Lui en lisant des livres, mais Lui, nous ne pouvons le connaître que par la prière. Quand je connaissais les choses qui concernent Jésus-Christ, cela ne me servait de rien ; mais quand j'ai commencé à prier, alors il s'est révélé à moi, et dès lors j'ai pu dire aux autres : « Connaissez-le, et il vivra en vous, et vous donnera véritablement le repos de vos âmes ».

La paix de Christ subsiste dans les jours mauvais

Cette paix, nous ne l'avons pas seulement lorsque tout va bien, mais c'est au milieu de la persécution, des souffrances qu'elle nous inonde.

Au Tibet, je fus jeté une fois dans une citerne où je restai trois jours sans nourriture et sans rien à boire. La porte était scellée et il faisait complètement nuit; il y avait à côté de moi des cadavres. J'eus l'impression d'être en enfer ! Alors monta dans mon coeur une tentation : « Où donc est ton Christ? Tu vois qu'il ne te sert à rien ; il n'a pas pu t'aider, il ne vient pas à ton secours... » Mais je me souviens aussi, pendant ces trois journées passées au fond de ce puits dans la souffrance, avec mon bras brisé, dans la puanteur dégagée par les cadavres, de la joie de mon coeur que rien ne pouvait me ravir... Et j'ai fait la comparaison: « Dans la maison de mon père, je n'avais ni repos, ni calme, et maintenant, dans cet enfer, j'ai la paix. Cet enfer devient le ciel ! » Voilà réalisée la promesse de Jésus d'être toujours avec nous. Jamais je n'aurais pu me figurer d'avance que la paix du Seigneur pourrait inonder un coeur dans des conditions si difficiles ; c'était la paix « qui surpasse toute intelligence... »
Je fis ensuite une autre expérience merveilleuse : Au moment où je pensais que j'allais passer dans l'autre monde, j'entendis la porte s'ouvrir, une main me lança une corde, mais lorsque j'arrivai à l'air libre, il n'y avait plus personne! Alors je compris qu'Il est toujours là pour nous tirer de la détresse.

Non, le temps des miracles n'est pas passé, mais le temps de la foi est en train de s'en aller. Vous direz peut-être que c'était un rêve, et que c'est un être humain qui a ouvert la porte de la citerne et qui m'a délivré... Les hommes ne peuvent pas remettre un bras cassé en le touchant simplement... une main me toucha le bras et le guérit. Ce ne sont pas les mains des hommes qui font cela, mais la main du Seigneur.

Je peux prêcher le Christ, non parce qu'il est parlé de lui dans la Bible, mais parce que j'ai connu qu'il est le Christ vivant. S'il n'était pas le Christ vivant, je ne prêcherais pas l'Évangile que je brûlais il y a quelques années seulement. Je ne serais pas disposé à souffrir pour Lui, quand même il a souffert pour moi...

La paix du ciel commence ici-bas

Il y a de malheureux chrétiens qui se réjouissent d'être dans le ciel après leur mort, mais ils ne se rendent pas compte que le ciel doit commencer sur la terre. Je ne crois pas à cette religion qui promet un ciel pour plus tard. Si nous nous donnons à Christ, nous reconnaîtrons que le ciel commence ici même.

Bien des gens sont fiers de leurs belles maisons, de leurs beaux ornements ou de leur beau pays. Mais vous ne serez pas toujours dans cette maison, dans ce pays; dans dix ans, dans vingt ans, il faudra les quitter. Votre maison n'est pas ici, votre véritable home est là-haut. Et avant d'être là-haut , il faut que vous commenciez à y vivre dès ici-bas. Si les chrétiens qui s'attendent à être admis dans le ciel après leur mort, et qui n'en font pas l'expérience dès ici-bas, sont vraiment reçus dans cette maison céleste, ils s'y sentiront déplacés, mal à leur aise... Ils souffriront d'être là où ils ne sont pas habitués à vivre.

Cherchez ce Christ qui donne la paix et vous trouverez

Je ne suis pas le seul qui ait fait l'expérience du Christ vivant. Je me souviens d'avoir rencontré un autre homme qui me raconta son histoire merveilleuse : Lui aussi avait cherché dans le bouddhisme et l'hindouisme la paix, sans la trouver. Un jour, il ferma sa porte, prit un couteau bien aiguisé, résolu à se tuer. Il se disait : « Il n'y a point de Dieu. J'ai fait tout ce que j'ai pu pour le trouver, et il ne m'a pas répondu ». Au moment même où il saisissait le couteau pour se couper la gorge, il vit un homme qui se tenait près de la porte, et qui était d'apparence quelconque. Cet homme lui dit : « Je sais que tu as fait tout ce que tu as pu pour trouver le repos de ton âme. Viens avec moi ». Il le mena à la frontière du Tibet ; il y avait là une rivière, et il lui demanda de l'attendre près de cette rivière. À dix kilomètres de là vivait un simple chrétien, que l'inconnu alla chercher... Et le chrétien pensait : « Cet homme est sans doute un ami de ce chercheur de vérité, auprès duquel il me conduit; ce dernier aura entendu parler de moi, et aura désiré me voir... » Le bouddhiste pensait de son côté: «L'homme qui m'a conduit ici est un ami de ce chrétien... » Mais ni l'un, ni l'autre ne savaient qui était cet intermédiaire mystérieux. Alors, le chrétien commença à parler de l'Évangile au bouddhiste. Soudain, une émotion saisit celui-ci, le Saint-Esprit était à l'oeuvre en son âme. Une paix toute nouvelle entra en lui, et il ne put s'empêcher de le confesser. Et lorsqu'il fut un peu plus avancé dans la connaissance de l'Évangile, le chrétien lui dit : « Il faut maintenant que tu sois baptisé, descendons à la rivière ; mais auparavant allons chercher celui qui m'a amené auprès de toi ». Ils retournèrent pour le chercher, mais l'homme avait disparu... Alors, ils reconnurent la merveilleuse réalité des promesses du Seigneur : en effet, cet homme avait cherché la vérité, et le Seigneur l'y avait conduit.

Voyez comme ceux qui cherchent sont amenés à trouver !
Mais combien grande est la misère de tous ces hommes qui s'intitulent eux-mêmes « chrétiens », et qui n'ont aucune expérience personnelle de leur Sauveur !

Misère des chrétiens qui n'ont pas la paix et ne connaissent pas le Christ

Je pensais autrefois : « Que je suis malheureux d'être né dans un pays païen, et qu'ils sont heureux ceux qui savent tout ce qui concerne Jésus-Christ ! » Mais après avoir visité d'autres pays, je dus changer ma manière de voir, et je bénis Dieu de m'avoir fait naître dans une contrée païenne, parce qu'alors je n'étais pas satisfait, tandis que les habitants des pays chrétiens s'imaginent avoir trouvé, n'avoir rien à chercher. Beaucoup préfèrent aller au théâtre plutôt qu'à l'église ; beaucoup s'adonnent à la boisson au lieu de chercher autre chose. Beaucoup se contentent de savoir ce qui a été dit au sujet de Jésus-Christ... mais, au dernier jour, Jésus-Christ leur dira : « Je ne vous connais pas! Vous connaissiez ce qui me concerne, vous saviez que je suis né en Palestine, que j'y suis mort, et moi, je sais où vous êtes nés et avez vécu, mais je ne vous connais pas, parce que vous ne m'avez pas connu ». Et alors, ils resteront tristes et confus, et constateront qu'il ne leur a servi à rien du tout de savoir qui est Jésus-Christ, au lieu de le connaître Lui-même, et de l'entendre leur dire : « Oui, je te connais, j'ai vécu avec toi, et nous allons vivre ensemble dans le ciel ».

Jésus l'a dit : « Il en viendra beaucoup du Nord et du Sud, de l'Est et de l'Ouest... mais les enfants du Royaume seront jetés dehors ». Qui sont ces « enfants du Royaume »? Ce sont les chrétiens de nom. Ils se croient sauvés, mais ils ne le sont pas. Et ceci est une occasion pour nous d'y réfléchir : Sommes-nous des chrétiens de nom, ou bien connaissons-nous Christ personnellement?

Lorsque nous le connaîtrons personnellement, alors nous recevrons cette paix si merveilleuse que je ne sais pas de mots pour la décrire...
En un sens, vous avez plus de bonheur que moi, parce que vous n'avez pas, comme moi, déchiré et jeté au feu la Bible, et jamais haï Jésus-Christ comme je l'ai haï. Mais si un grand pécheur comme moi peut être sauvé, comment tous les autres pourraient-ils ne pas l'être ? D'autre part, il y a beaucoup d'hommes, dans les pays chrétiens, qui seront punis, parce que, devant eux, se lèveront les représentants des pays païens qui leur diront : « Vous avez perdu la vérité que vous connaissiez depuis votre enfance ».

Pour nous, aux Indes, qui avons reçu Jésus-Christ, nous sommes reconnaissants aux chrétiens d'Occident, parce qu'ils nous ont envoyé des missionnaires, leurs propres fils, et dépensé pour nous leur propre argent. Autrefois donc, je pensais : « Ils doivent être de bons chrétiens et des gens merveilleux, ceux qui font ces sacrifices pour nous envoyer l'Évangile ! » Mais après avoir visité certains pays chrétiens, j'ai été profondément désappointé de ce que beaucoup ne sont pas de véritables chrétiens. Et j'ai dû constater qu'il n'y a point de pays chrétien. Il y a des chrétiens.

Je ne suis pas venu ici pour prêcher, mais simplement pour rendre mon témoignage. Ce que Jésus-Christ a fait pour moi, il peut le faire pour d'autres. Plus nous savons de choses à son sujet, mieux nous sommes préparés à le connaître Lui-même. Pour le connaître personnellement, il faut consacrer quelques minutes au moins chaque jour à lire sa parole et à prier. C'est alors qu'il se révélera à nous comme le Sauveur vivant, et alors nous pourrons, à notre tour, rendre notre témoignage et dire que nous avons trouvé la paix auprès de Celui qui a dit : «Venez à moi, vous tous qui êtes travaillés et chargés, et vous trouverez le repos de vos âmes ».

J'ai une grande joie à rencontrer des frères ici ! Nous sommes réunis pour un instant, mais le temps vient, et il sera bientôt là, où tous, ceux du Nord et du Sud, ceux de l'Est et de l'Ouest, se rencontreront pour ne plus jamais se quitter. Alors nous ne dirons plus : «Ma patrie, c'est la Suisse, l'Angleterre, l'Inde », mais : « Ma patrie, c'est le Ciel ».

Et que Dieu nous aide, d'ici là, à trouver véritablement la paix et la joie en Lui, pour que nous puissions être prêts à passer avec Lui l'éternité.

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