As-tu vraiment besoin de le voir pour y croire ?

par Jonathan Bersot • Il y a 4 mois

L'adage populaire dit : il faut le voir pour le croire ! Et c'est vrai ! Je dirai même plus : c'est biblique ! Laissez-moi vous bousculer un peu et parler particulièrement à ceux qui ont besoin d'y voir clair pour y croire.  

L'importance de la vue

C'est primordial, voire capital, d'y voir clair. Est-ce que vous voyez ce que je veux dire ? Certains perçoivent actuellement mes propos, et d'autres me diront : je ne vois pas du tout ce que tu veux dire ! Il est important pour moi aujourd'hui que vous puissiez discerner la pensée du jour, et que vous puissiez dire : tout est clair maintenant ! La vue, ou la vision, est cette particularité de voir ; et là, je n'invente rien. Dans le rouleau du prophète Samuel, on nous rappelle qu'« Autrefois, en Israël, on avait coutume de dire quand on allait consulter Dieu : “Venez, allons trouver le voyant.” Car, le “prophète” d'aujourd'hui, on l'appelait autrefois le “voyant”. » (1 Samuel 9:9 TOB)

Voir et ne pas voir

Celui qui voit a un avantage sur celui qui ne voit pas. Il sait des choses qui sont inaccessibles aux autres. Ainsi, le prophète qui voit dans le monde spirituel a un avantage sur l'aveugle. Souvenez-vous de l'histoire du prophète Élisée et de son serviteur, dans la ville de Dothan :

17 Elisée pria, et dit : Eternel, ouvre ses yeux, pour qu'il voie. Et l'Eternel ouvrit les yeux du serviteur, qui vit la montagne pleine de chevaux et de chars de feu autour d'Elisée.

De la même manière, Jésus considère les hommes religieux de son époque comme étant aveugles, parce qu'ils ne voient pas le messie qui est devant eux :

14 Laissez-les : ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse.

Comment croire sans voir ?

Ne pas voir, c'est être aveugle. La foi ne doit pas être aveugle, mais au contraire avoir un objet visible et identifiable, sinon on est dans la superstition et non dans la foi. Le fabuleux chapitre sur la foi, dans l'épître aux Hébreux, précise :

13 C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre.

Il faut donc voir Jésus pour croire en lui.

Es-tu comme Saint-Thomas ?

Mais comment ne pas citer ici l'épisode qui a rendu Thomas mondialement célèbre ? Je suis comme Saint-Thomas : je ne crois que ce que je vois. En effet, Thomas n'était pas là quand le Christ ressuscité est apparu aux dix, et Thomas se refuse de croire alors qu'il est le seul à ne pas l'avoir vu :

25 Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point.

Notez bien que quand Jésus apparaît aux onze, huit jours plus tard, il invite Thomas à ne pas être incrédule, mais à croire. Notez bien ici que Thomas va voir ce que les autres n'ont pas encore vu, car il voit clairement la divinité de Jésus et peut déclarer avec assurance :

28 Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu !

Remarque théologique

Dans l'évangile de Jean en particulier, le texte grec fait bien attention au verbe voir. Il y a deux principaux verbes en grec pour notre verbe voir en français : ὁράω et βλέπω. Chez Jean, l'un correspond à la vue ordinaire, voir de ses yeux, comme un aveugle qui au réservoir de Siloé, après s'être lavé les yeux, s'en retourna voyant clair (Jean 9:7). L'autre a plus un sens théologique, il s'agit de cette vision spirituelle que donne la révélation de la Parole et de l'Esprit, comme le témoigne Jean le Baptiste :

« Et j'ai vu, et j'ai rendu témoignage qu'il est le Fils de Dieu. » (Jean 1:34), ou encore l'apôtre Jean : « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie. » (1 Jean 1:1)

Une vision spirituelle

Alors, regardez-moi bien dans les yeux, même si vous m'écoutez en podcast ou sur une radio partenaire. On peut croire que la Chine existe sans jamais l'avoir vue, ou croire que le monstre du Loch Ness existe même si personne ne l'a vu. Le problème n'est pas une question de vision naturelle, mais de vision spirituelle, comme Paul le dit :

7 car nous marchons par la foi et non par la vue,

Cette foi n'est pas aveugle, mais bien basée sur une vision spirituelle, c'est-à-dire une révélation qui littéralement signifie soulever le voile, pour que l'on puisse voir ce qui était autrefois invisible et caché.

Conclusion

As-tu vraiment besoin de le voir pour le croire ? Oui et non ! Non, tu n'as pas besoin d'une vision dans le monde naturel :

Heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru ! (Jean 20:29) ; et oui, tu as besoin de le voir, c'est-à-dire de voir qui est Jésus, ce qu'il a fait pour toi, la grandeur de son amour et de sa gloire :

« [...] Nous avons vu sa gloire, la gloire que le Fils unique reçoit du Père. » (Jean 1:14 BFC)

Photo de Jonathan Bersot
Pasteur, Doyen de l'Institut Biblique du Québec
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Yveline et son équipe

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