Préparer le chemin du Seigneur

Un texte de Douglas Kiongeka

Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très Haut. Car tu marcheras devant la face du Seigneur, pour préparer ses voies, afin de donner à son peuple la connaissance du salut par le pardon de ses péchés
 

La préparation du chemin au Seigneur

76 Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut; Car tu marcheras devant la face du Seigneur, pour préparer ses voies, 77 Afin de donner à son peuple la connaissance du salut Par le pardon de ses péchés,
 


En précisant à Zacharie quelle serait la mission prophétique de Jean, l'ange Gabriel déclara que le précurseur du Messie était appelé à « préparer au Seigneur un peuple bien disposé » (Luc 1:17).

Préparer le chemin du Seigneur et nous demander de disposer nos coeurs et de nous tenir prêts, voilà le ministère de Jean-Baptiste.

Le verbe « préparer » vient du grec « kataskeuazo ». Ce verbe signifie fournir, équiper, rendre prêt. Jean-Baptiste devait préparer un peuple bien disposé à suivre le Messie.

Ce peuple marchait auparavant dans les ténèbres et était assis dans la vallée de l'ombre de la mort, emprisonné dans les carcans de la religion, du formalisme et du légalisme. Le coeur de ce peuple était tortueux, méchant et éloigné du véritable Dieu. En effet, il semble plus facile d'amener un païen à la lumière plutôt qu'un religieux.

La vie tout entière de Jean-Baptiste était absorbée par ce seul objectif : préparer la voie pour que le peuple reçoive le Messie comme Sauveur et Seigneur en acquérant les qualités requises pour entrer dans son royaume.

Mais à cette époque, les Juifs attendaient un homme pour renverser la domination romaine et rétablir la souveraineté d'Israël. Ils étaient sensibles à la notion du « royaume », toutefois leur façon de voir à cet égard était profondément erronée. Les deux disciples de Jésus qui allaient à Emmaüs après sa mort l'ont ouvertement déclaré :

21 Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël; mais avec tout cela, voici le troisième jour que ces choses se sont passées.
 


La repentance, la conversion et la pratique d'oeuvres dignes de la repentance produites par le Saint-Esprit sont les conditions d'entrée dans le royaume du Messie.

Qu'est-ce que la repentance ? C'est l'acte par lequel on reconnaît l'existence du péché dans sa vie et qui pousse à réclamer le pardon de Dieu. Le terme « repentance » vient du grec « metanoeo » qui veut dire le changement d'esprit, d'avis ; le regret pour mieux s'amender de bon coeur avec une aversion des péchés passés.

Il y a quatre choses essentielles qu'on retrouve dans la repentance :
1. La conviction du péché, lorsque le Saint-Esprit nous révèle notre condition pécheresse (Jean 16:7). Le péché, c'est la rébellion contre Dieu et la désobéissance à sa Parole (Genèse 2:17).
2. La confession des péchés (Proverbes 28:13 ; 1 Jean 1:9). La confession est le fait de mettre à la lumière les actions secrètes ; elle libère de la puissance du péché et de l'emprise des démons. La délivrance est accordée quand on s'ouvre totalement à Dieu.
3. L'abandon ou le renoncement au péché (Proverbes 28:13). La vraie repentance produit le dégoût du péché, une rupture définitive avec toutes les mauvaises habitudes, passions, pratiques occultes et idolâtres, sans aucune exception. Le péché ne doit pas être seulement confessé mais il doit être abandonné (2 Corinthiens 7:10).
4. La conversion véritable à Dieu, c'est-à-dire la soumission complète à Dieu. Il n'y a pas de conversion partielle ! Une réelle conversion se concrétise toujours par une consécration volontaire et joyeuse de toute sa vie à Jésus.

Le terme « conversion », vient du grec « epistrepho », qui signifie le retour, le détour pour se tourner vers Dieu ; revenir à, ramener à l'obéissance et à l'amour de Dieu.

Après les prédications de Jean-Baptiste, plusieurs personnes en Israël furent convaincues de péché et acceptèrent le baptême de repentance (Luc 3:10- 15).

Son message avait touché plusieurs classes sociales :
- Les pharisiens qui s'attachaient aux traditions des anciens (judaïsme), et qui ont été identifiés comme étant la race de vipères (Matthieu 3:7 ; Luc 3:7- 9). - La foule (« ochlos », en grec): les gens insouciants et sans vision, notamment par rapport au royaume des cieux (Luc 3:10-11).
- Les publicains ou péagers qui, frauduleusement, exigeaient au-delà de ce qui leur a été ordonné (Luc 3:12-13). - Les soldats qui usaient d'extorsion et de fraude par-dessus leur solde (Luc 3:14).

Le message de Jean-Baptiste était clair et sans ambiguïté : la repentance ! L'apôtre Paul même, en parlant de la repentance, disait dans Actes 26:20 : « À ceux de Damas d'abord, puis à Jérusalem, dans toute la Judée, et chez les païens, j'ai prêché la repentance et la conversion à Dieu, avec la pratique d'oeuvres dignes de la repentance». Et Jean-Baptiste s'est exprimé de la sorte : « Produisez donc les fruits dignes de la repentance » (Luc 3:8).

Cependant, de même qu'à l'époque de Jean-Baptiste certaines personnes n'appréciaient pas l'idée d'avoir à se préparer pour la venue du Messie, à notre époque, certains croyants rejettent l'idée de continuer à se préparer au retour du Seigneur après leur conversion.

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