Des femmes juives

Un texte de Douglas Kiongeka

Les femmes juives : De l'exil à la venue de Jésus–Christ

Avant la captivité du peuple d'Israël, les femmes pouvaient occuper des positions d'autorité au sein même de la nation. Tout a commencé à changer après la captivité babylonienne. Elles n'avaient plus la permission d'accéder à de tels postes en Israël.

Pendant l'exil à Babylone, les israélites perdirent leur langue d'origine au profit de l'araméen, utilisée lors des échanges commerciaux. Ils n'avaient plus de temple, plus aucun rituel religieux n'était pratiqué et les sacrifices ne pouvaient plus être offerts. Leur héritage religieux unique disparut. C'est ainsi qu'ils utilisèrent des synagogues comme lieux de prière, sans toutefois remplacer le temple, ni la sacrificature. La culture babylonienne, ainsi que des pratiques et des philosophies païennes furent intégrées et adaptées à la vie des Juifs.

Les scribes prirent soin des archives du temple, notamment, « les rouleaux de la loi » pendant la captivité. Esdras fut le premier juif qui mit en place les premières écoles rabbiniques.

Puisque l'hébreu avait presque disparu de la vie quotidienne, il fallait disposer des personnes capables d'interpréter les versets hébreux et d'expliquer leur signification. Les scribes remplirent cette fonction, lisant la loi en hébreu et l'expliquant au peuple en araméen. Les laïques dépendaient entièrement d'eux pour connaître la Loi. Au fil du temps, ce que disaient les scribes devint la loi.

Le Talmud, qui est un mot araméen signifiant « étude », était la loi orale des Juifs. Il s'agissait de l'ensemble des traditions qui font référence aux règles transmises oralement de génération en génération. Ce n'était pas la loi de Moïse, mais le commentaire et l'interprétation que les rabbins apportaient à la loi.
Selon le Talmud babylonien, commentaire juif sur la loi de Moïse écrit pendant la captivité en Babylonie, « une lettre de divorce pouvait facilement être adressée à une femme juive, si elle parlait en public. Même dans sa propre maison, elle n'avait pas le droit de prendre la parole ».

Sous la loi de Moïse, les femmes avaient la possibilité d'occuper des positions d'autorité et de responsabilité. Sous le Talmud, les femmes étaient subordonnées aux hommes.
Une de ces traditions disait ceci : « Quand naît une fille, il ne se passe rien. Quand naît un garçon, l'humanité reçoit une bénédiction ».

Les juifs refusaient également de donner l'enseignement aux femmes. Selon le Talmud, « une femme existait pour mettre des enfants au monde, pour encourager ses fils (mais pas ses filles) à étudier la loi, et pour satisfaire les désirs sexuels de son mari, afin qu'il ne pèche pas ».
Dans les synagogues, les femmes étaient séparées des hommes, parce que le Talmud dit que « leurs voix sont une chose désagréable et qu'elles sont impures à cause de la menstruation ». Elles n'avaient le droit ni de chanter, ni de prier.

Les femmes devaient rester à la maison. Si elles désiraient sortir, la tradition leur imposait de se couvrir la tête. Elles devaient se couvrir complètement sans même montrer un oeil, qui devrait être maquillé avec une couleur éclatante telle que le rouge ou le bleu.

A la fin de la captivité, les coutumes avaient considérablement changé dans les sociétés tout autour d'Israël. Les Juifs pratiquaient alors la polygamie, et considéraient les esclaves et les femmes comme leur propriété plutôt que des êtres humains égaux.

Au quatrième siècle avant Jésus–Christ, Athènes donna naissance à « l'hellénisme », un système social sensible aux besoins de l'être humain. Alexandre le Grand conquit le monde, et ayant le désir de répandre cette culture grecque, il réussit à influencer le Proche–Orient.

Sachant que la croissance de toute culture dépend de l'éducation, l'hellénisme permettait aux femmes de recevoir une éducation, ce que le judaïsme ne permettait pas.

Lorsque la culture romaine supplanta la civilisation grecque, les principes helléniques demeurèrent. La société romaine améliora donc la condition de vie de la femme. Les femmes n'étaient plus soumises à l'autorité souveraine des chefs patriarcaux et les hommes n'avaient plus un pouvoir conjugal total sur leurs épouses, tel que la polygamie.

Pendant ce temps, les chefs juifs tentèrent de s'accrocher à leur ancien système tribal dans lequel, les hommes avaient la suprématie. La nouvelle structure familiale était fondée sur les liens individuels et personnels, et l'organisation de la famille en patriarcat commença peu à peu à disparaître.
 

Extrait du livre "Femme, Dieu t'appelle"

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