Le chemin du calvaire (Livre complet) (Page 5 / 11)

Une étude de Roy Hession

La vie sainte !

Pour connaître la vie de victoire, il faut apprendre la simplicité. Combien nous l'avons compliquée, cette voie ! Des volumes ont été écrits à ce sujet. Des formules sans nombre ont été données ; on nous a dit que le secret était ici ou là. Mais, pour la plupart d'entre nous, tout cela est tellement compliqué que, bien que nous le connaissions en théorie, nous ne sommes pas capables de l'appliquer à la vie quotidienne.

Pour rendre plus claires les vérités que nous avons envisagées jusqu'ici, nous aurons recours à quelques images.

8 Il y aura là un chemin frayé, une route, Qu'on appellera la voie sainte; Nul impur n'y passera; elle sera pour eux seuls; Ceux qui la suivront, même les insensés, ne pourront s'égarer.

Ce verset nous fournit une image caractéristique de la vie de victoire :
« Il y aura là un chemin frayé... qu'on appellera la voie sainte »

C'est l'image d'un chemin construit au-dessus des plaines marcageuses qui représentent le monde. Bien que ce chemin soit étroit et qu'il monte, il n'est aucun d'entre nous qui ne puisse y marcher, car « même les simples ne pourront s'y égarer » Les dangers sont nombreux si nous quittons cette voie, mais nous sommes en parfaite sécurité si nous y demeurons, car « sur cette route point de lions ; nulle bête féroce ne la prendra ; nulle ne s'y rencontrera » Une seule catégorie s'en voit interdire l'accès : « Nul impur n'y passera » Et cela comprend non seulement le pécheur qui ne connaît pas Christ comme son Sauveur, mais le chrétien qui, tout en le connaissant, continue à demeurer dans des péchés non confessés et non purifiés.

Le seul accès à ce chemin frayé est une petite colline sombre et peu engageante, la colline du Calvaire. Elle se gravit sur les mains et les genoux -surtout sur les genoux. Si nous sommes satisfaits de notre vie chrétienne, si nous ne sommes pas possédés d'une faim et d'une soif irrésistibles d'arriver jusqu'à cette voie sainte, nous ne tomberons jamais à genoux et ne pourrons par conséquent jamais gravir la colline. Mais, si nous sommes mécontents, affamés, alors nous trouverons le chemin qui monte. Ne vous hâtez pas : laissez Dieu créer en vous cette soif pour la voie sainte, et susciter dans votre coeur les soupirs de l'Esprit. Les simples touristes n'avancent guère sur ce chemin. « Vous me trouverez quand vous me chercherez de tout votre coeur »

Au sommet de la colline, gardant l'accès à la voie sainte, se dresse la Croix. Sombre et âpre, elle divise le temps et les hommes. Au pied de la Croix se trouve une porte basse, si basse que, pour la franchir, il faut se baisser et ramper. C'est le seul accès à la voie sainte, au chemin frayé sur la hauteur, et il nous faut y passer si nous voulons pénétrer plus avant. Cette porte s'appelle la porte des brisés. Seuls ces derniers peuvent y passer. Être brisé, c'est pouvoir dire : « Non plus moi, mais Christ »

En chacun de nous se trouve un «moi» orgueilleux, au cou raide. Ce cou a commencé à se raidir dans le jardin d'Eden, où Adam et Eve, qui s'étaient toujours soumis à la volonté de Dieu, se rebellèrent, réclamèrent leur indépendance, cherchant à être «comme des dieux». A travers toute la Bible, Dieu reproche à son peuple d'avoir le cou raide ; or, nous l'avons aussi : nous sommes durs et révoltés, susceptibles et facilement offensés. Nous nous irritons ; nous envions, critiquons ; nous refusons de pardonner et gardons rancune. Nous luttons par nous-mêmes et essayons d'accomplir par nos propres efforts ce qui devrait être laissé à Dieu. Nous sommes indulgents envers nous-mêmes -et combien souvent cela nous conduit à l'impureté ! Toutes ces choses et beaucoup d'autres ont leur source dans notre moi orgueilleux. Si Christ le remplaçait vraiment en nous, nous n'aurions pas ces réactions. Avant que nous puissions pénétrer sur les hauteurs de la voie sainte, il faut que Dieu courbe et brise le moi, de sorte que Christ règne à sa place.

Etre brisé, cela signifie n'avoir plus de droits, ni devant Dieu, ni devant les hommes ; non pas simplement les abandonner, mais reconnaître que nous n'en avons point, si ce n'est celui de mériter l'enfer. Cela signifie ne plus rien posséder en propre, ni temps, ni argent, ni biens, ni position.

Pour en arriver là, Dieu nous conduit au pied de la Croix, où Il nous montre ce qu'est le brisement véritable. Là, nous voyons ces mains et ces pieds blessés, ce visage empreint d'amour et couronné d'épines, et le brisement complet de celui qui a dit : « Que ta volonté soit faite et non la mienne » tandis qu'il buvait jusqu'à la lie la coupe amère de nos péchés. Ainsi, c'est en regardant à Lui, et en réalisant que ce sont nos péchés qui l'ont cloué là, que nous serons brisés à notre tour. En contemplant l'amour et le brisement de Dieu mourant à notre place, nos coeurs se fondront, nous voudrons être brisés pour lui, et cette prière deviendra la nôtre :

Sauve-moi de moi-même, ô mon Sauveur,
Je veux me perdre en toi,
Que ce ne soit plus moi,
Mais toi, Jésus, qui demeure en mon coeur.

Photo de Roy Hession
Pasteur

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